Si j’avais l’Hadopi sur le dos (heu, non, le truc, là, pas Hadopi ; Hadopi c’est le machin sur le téléchargement, pas ça, le machin qui rémunère les médecins à la performance, là), bref, ce truc-là, si je l’avais sur le dos parce que je serais pas remplaçante et que j’aurais pas envoyé mon refus à la sécu (admettons, hein, parce que je pense que si j’étais installée je l’enverrais, mon refus à la sécu), bref, si j’avais ce machin-là sur le dos,  je pense que je serais mauvaise élève en génériques.

Moi, de savoir si c’est bien ou pas bien les génériques (oui, je suis manichéenne de la tête), je m’intéresserai à la question quand j’aurai résolu mes problèmes de nombril. Y a débat, et j’ai pas d’idée sur le débat. Comme d’hab sur ces trucs compliqués, j’écoute un peu les gens en qui j’ai confiance, mais je ne suis pas capable de me pencher sur le fond de la question. Ou alors j’ai la flemme, ce qui revient peu ou prou au même.
En gros, pour le moment j’en suis à penser qu’on peut dire que c’est à peu près la plupart du temps pareil, mais qu’on manque quand même de billes pour en être sûrs et certains, et que y a des fois où c’est sûr que c’est pas pareil.
Et puis si j’ai bien suivi on n’est même pas sûrs que ça fasse gagner des sous, et les études qui disent si c’est pareil ou pas sont à peu près aussi bien planquées que le sens de l’humour de Michel Leeb.
Là, pour simplifier  les choses, on va partir du principe qu’on est à peu près sûrs que c’est à peu près pareil.

On me demande parfois si je suis « pour ou contre » les génériques.
Je m’en cogne un peu, en fait, de savoir si je suis pour ou contre les génériques. Je suis plutôt « pour », je crois, à tout prendre. Mais en tout cas je sais que je suis pour mes patients. C’est mon job, d’être pour mes patients.

Et, quand on prescrit un médicament, la part pharmacologique du médicament joue seulement pour un petit pourcentage de l’effet attendu. J’ai la flemme de vous trouver des liens qui le montrent, mais voilà. Dans un médicament, y a des molécules et des pharmacocinétiques et des pharmacodynamies de mes couilles, mais pas que.
En gros, figurez-vous que les gens ne sont pas strictement superposables à des rats.

Moi, j’ai une patiente que le Dafalgan endort. Mais pas le Doliprane.
Sur le papier, c’est blanc-bonnet, Dafalgan et Doliprane hein, c’est du paracétamol tout pareil des deux côtés.
Mais voilà, avec le Dafalgan elle passe une super nuit, et la journée elle prend du Doliprane pour ses douleurs et ça l’endort pas.
Je suis censée lui dire quoi, moi ? « Ahah, pauvre gourde, mais c’est du paracétamol les deux, a-t-on idée d’être idiote à ce point-là ? Il n’y a AUCUNE raison que le Dafalgan vous endorme, c’est répertorié nulle part, c’est que dans votre tête. Alors je vais pas vous mettre du Dafalgan pour dormir, ça n’a aucun sens, je vais vous mettre du Stilnox parce que ça c’est marqué dans mes livres que ça endort pour de vrai, ça Madame. »
Bah nan. Elle dort avec du Dafalgan, je suis joie et bonheur, ça nous y fait du somnifère à peu d’effets indésirables et à bas prix, hourra sonnez tambours.
Du coup, j’y écris sur l’ordonnance : « Doliprane 1000 : 1 matin, 1 midi, 1 soir si douleurs. Dafalgan 500 : 1 au coucher. » et le pharmacien doit me prendre pour une abrutie.

Je ne cherche pas à comprendre absolument POURQUOI. Dans l’immense pourcentage non-pharmacologique de l’effet d’un médicament, dans le gros pourcentage de placebo, dans le non-quantifié pourcentage « On croit que c’est pareil mais si ça strouve pas totalement », y a un truc qui fait qu’elle dort avec du Dafalgan, et je serais bien idiote de cracher dessus.

J’ai quarante mille exemples de ce type.
J’ai des patients qui ont la chiasse sous Metformine et pas sous Glucophage, j’ai des patients qui ont la chiasse sous Glucophage et pas sous Metformine, j’ai des patients qui ont des pssscccht dans la tête là comme ça au-dessus des yeux depuis que j’ai changé l’Amlor pour de l’Amlodipine. J’ai une patiente qui est « allergique au lactose » (mais pas au lait) et avec qui il faut passer vingt-cinq minutes de Vidal à éplucher tous les excipients avant la moindre prescription.
Roulez jeunesse, allons-y pour l’Amlor.
Je tiens avec mes patients, et s’ils me disent qu’ils sont mieux avec tel truc, je leur fais confiance.
Ce qui m’importe à moi, c’est qu’ils le prennent, le truc.

Ensuite, se pose le vrai problème de la gueule du médicament.
Chez un patient de 93 ans, en bras de fer permanent avec ses troubles de la mémoire, qui se bagarre tout ce qu’il peut pour retarder le moment où un infirmier viendra tous les matins que dieu fait pour lui donner la béquetée, non, ce n’est pas tout à fait anodin de passer d’une boîte blanche et verte avec des comprimés blancs à une boîte bleue avec des comprimés verts.
Dans la vie que j’aurais choisie avec une baguette magique, déjà tous les putains de médicaments seraient vendus dans des boîtes du même nombre de médicaments (et pas soit 28, soit 30, soit 32 selon le sens du vent), on éviterait les « Non mais celui-là me le mettez pas Docteur, j’en ai deux boîtes d’avance » et les « Vous pourriez m’en mettre une boîte en plus le pharmacien a dû me dépanner« , et tous les médicaments avec le même principe actif auraient la même gueule, la même couleur, les mêmes excipients et le même skin de boîte.
En l’occurrence, c’est pas le cas.
Du coup, si j’essaie de contenter Dame Sécu et de mettre des génériques à tout le monde, dans mon monde sans baguette magique, il faudrait que je mette un nom de laboratoire derrière. « AMLODIPINE MYLAN » ou « AMLODIPINE BIOGARAN ».
Je les connais pas, moi, les noms de labo. Je ne sais pas qui commercialise ou pas telle ou telle molécule. Pas mon taf.
Et quand bien même je les connaîtrais, me semble que le pharmacien a tout à fait le droit de remplacer mon Amlodipine Arrow par l’Amlodipine Alter qu’il a en stock.
Du coup quoi ? Je mouille la plume de mon stylo et j’écris en toutes lettres à la main : « Non substituable Amlodipine Cristers » ?
((Oui, parce que, pour les trois du fond qui n’auraient pas suivi, c’est ce qu’on a trouvé d’intelligent à nous faire faire pour encourager la prescription de génériques. La punition. Les lignes.
Si tu veux que ton patient ait le princeps, tu écriras à la main « Non substituable » DEVANT le nom du médicament. Nous sommes à deux doigts de scotcher des crayons bic ensemble.
Moi, il se trouve que ça me lourde très peu. Je fais déjà mes ordonnances à la main, pour des raisons obscures et qui ne tiennent qu’à moi que je vous raconterai peut-être un jour, et j’ai cette espèce de jouissance idiote à faire mes lignes à la main en tirant la langue.
Mais pour tous mes confrères qui font des ordonnances informatisées, c’est l’horreur.
Et je ne vous parle pas des fois où on retrouve dans la salle d’attente Mme Habitude qu’on a quittée vingt minutes avant, qui veut juste passer entre deux patients parce que y en aura pas pour longtemps, qui vous dit que c’est le pharmacien qui lui a dit de vous dire qu’il fallait écrire à toutes les lignes, heu… qui sort son petit papier et qui annone avec soin  « Non substituable mais là-devant ».))

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Tout ça ne veut pas dire que je dis amen à tout, et que je mouille ma plume pour le fameux sésame devant chaque ligne de chacune de mes prescriptions.
Grosso modo, j’ai la même règle qu’avec les légumes et les gamins. « T’as le droit de pas aimer, t’as pas le droit de pas goûter ».
Quand j’introduis un nouveau traitement, je le fais en DCI, histoire que les gens apprivoisent le nom de la molécule.
Quand je renouvelle pour mes patients qui refusent les génériques « par principe », « parce qu’ils y ont droit », on fait petit à petit.
J’explique que quand même, c’est pas loin d’être la même chose et qu’il faut voir, et puis on en essaie un, on voit dans trois mois si ça s’est bien passé, si ça s’est bien passé on en essaie un autre en plus, si ça s’est vraiment pas bien passé on remet le princeps et on en essaie un autre.
Douze minutes d’addition de consultation à chaque fois pour expliquer les génériques, le pourquoi, le on va essayer. Un générique tous les trois mois. Mauvaise élève, vous disais-je.

Bref, l’autre jour, Mme Coutume est revenue me voir.
La pharmacienne, elle voulait que j’écrive « Non substituable à la main et devant là », mais elle voulait aussi que j’écrive POURQUOI.

Le jour où les raisons qui font que je prescris à Mme Truc du Doliprane le soir et du Dafalgan la journée, ou comment j’en suis venue à faire le compromis avec M. Bidule de mettre cette fois-ci la Simvastatine en générique mais aucun des autres tiendront sur une ordonnance, c’est qu’on pourra me remplacer par un ordinateur.
J’ai pas vraiment hâte.

174 Réponses à “« Moi je les supporte pas, les médicaments génétiques. »”

  1. dzb17 Dit:

    J’aime bien ton billet, je m’y retrouve assez en tout cas j’y retrouve bon nombre de cas pratiques vus au cabinet. C’est vraiment bien que tu reviennes ici, j’aime toujours autant ton style.

  2. B. Dit:

    Je pose un genou au sol, poing levé et majeur dressé à l’adresse de BigPharma, et te dit merci.
    ;)

  3. Dominique Dupagne Dit:

    J’aime bien quand tu fais semblant d’être une gourdasse ;-) Ça te va tellement mal !

  4. faribole Dit:

    Rien à dire sur les génériques (à part que j’aime bien les regarder jusqu’à la fin à l’utopia plutôt que de me faire jeter par un vigile dès la dernière seconde du film à l’ugc)
    Par contre je suis rudement contente de ne plus te chercher sur twitter parce que …chui même pas twitteuse. Je me fais chier à chercher la page jaddo régulièrement, juste pour me marrer un coup et-ou avoir des nouvelles.
    ouais je sais c’est grave. mais j’aime bien ton style.
    bisous.

  5. docmam Dit:

    Je pense que je suis pas loin de ta façon de voir, et de ta façon de faire.
    Par contre si tu fais tes ordonnances à la main, pourquoi donc que tu veux mettre un nom de labo derrière ?

  6. Cossino Dit:

    Bonjour

    Moi aussi j’aime bien ton billet et ton retour.

    Tu écris : « En gros, figurez-vous que les gens ne sont pas strictement superposables à des rats. »
    Nous nous le savons, mais ceux « qui savent tout », ceux « qui décident de tout » , eux ne le savent pas !!!!!

  7. Dr Stephane Dit:

    Depuis que je prescris quasi exclusivement en DCI (plus de 5 ans), je n’ai *presque* plus aucun pb de ce genre … On ne me demande jamais une autre marque de générique ou le princeps quand la prescription initiale est en DCI. Les traitements sont bien supportés ou alors je change de molécule.
    Ça simplifie ma vie, celle du pharmacien, et celle du patient.
    Et la sécu est contente.

    Alors oui, ça ne m’empêche pas de marquer de temps en temps « non substituable » je ne le refuse jamais si le patient insiste. (C’est en general qu’on a donné le princeps avant, ou que le patient y tient pour des raisons personnelles, religieuses ou politiques …)
    Je préfère un patient avec le princeps qui prend son traitement, qu’un patient qui coûte moins cher, reçoit un générique mais ne le prend pas.

    Bref, tout ça pour dire : Jaddo le retour, ça fait du bien. :)

  8. Rrr Dit:

    @docmam : Zut, j’ai pas été claire.
    Parce que le Molécule-Labo1 et Molécule-Labo2 n’ont pas forcément la même gueule, et qu’un des trucs qui comptent pour moi c’est que la gueule du médoc ne change pas chaque mois.

  9. Docaste Dit:

    Mais carrément pareil ! (Sauf pour les ordos à la main…)
    Merci!
    ;-)

  10. cloc Dit:

    héhé, les lignes… bon courage pour lutter contre la bureaucratie aveugle! mais on se cramponne.

  11. gilda Dit:

    Au sujet de la couleur des pilules à avaler : pour un contraceptif je refuse désormais le générique le plus courant qui est une sorte d’abominable bombec rose fluo, pour demander le « vrai » qui est un comprimé blanc grisé que je peux donc raisonnablement supposer sans colorant additionnel. Pas envie de me manger une dose de rose fluo par jour. Et qui en plus laisse un sale goût (je suppose qu’il est censé au contraire être bon mais sur moi ça ne marche pas) quand le non-générique se contente de n’avoir aucun goût du tout ce qui est parfait.

    Et je peux aussi confirmer des petites bizarreries inexplicables, par exemple en cas de bête rhume dont on tente d’atténuer les effets les plus socialement gênants (pour le travaaaaaaatchouum), l’advil m’endort quand le rhinureflex aurait presque un petit effet dopant. Donc je fais comme la dame du billet avec ses déclinaisons de paracétamol, une « marque » pour le soir, et l’autre pour la journée (N’empêche que ça serait satisfaisant un jour de pouvoir percer ce mystère).

  12. docteur Vincent Dit:

    c’est rigolo, j’ai des patients qui dorment bien aussi avec du dafalgan!

    Moi je n’en peux plus non plus de devoir marquer non substituable devant: un jour j’ai osé le marquer légèrement en dessous ( plus de place), la pharmacienne a toujours refusé l’imurel de mon patient qui en avait bien besoin. De colère j’ai écrit en haut, à gauche, à droite et en bas en lettre capitale devant le patient hilare.
    Que faut-il de plus?

  13. docausol Dit:

    Je suis bien content d’avoir envoyé mon recommandé à la sécu : je me sens libre d’agir dans l’intéret de mes patient, pas de madame Lacaisse…
    Mais moi qui suis informatisé, l’éditeur du programme que j’utilise m’impose une hausse spectaculaire du prix des mise à jour du programme pour respecter « l’engagement conventionnel » qui ne me concerne pas…
    Merci pour ce beau billet, comme d’habitude si simplement vrai et si drole.
    Enfin, il semblerai que les futurs installé ne puisse pas refuser la « prime à la performance » : une raison de plus pour vous de rester remplaçante ! :-)

  14. Yza Dit:

    Lectrice mais pas médecin : la seule dans les commentaires… pour le moment. Et j’ai rigolu.

  15. Iris Dit:

    Également lectrice j’aime beaucoup votre post plein d’humour et tellement vrai. Mes amitiés à Mmes Coutume et Habitude, et courage pour les « non sudstituables ».

  16. jennifer Dit:

    d’un autre côté, mon amie pharmacienne peste quand le médecin met une marque de générique en particulier sur l’ordonnance : « pourquoi il imposerait le labo par lequel il s’est fait démarcher, alors que j’ai un accord et des prix avec un autre labo ? »

    Ma mère a le même problème avec le paracétamol. Par contre, elle voudrait du doliprane, pas du dafalgan qui ne lui fait rien, mais sous la même présentation que le dafalgan. C’est pas gagné…

  17. bluerhap Dit:

    Je suis certain que nous (la profession) ne nous sommes pas encore donné le mal à titre collectif d’avoir la réflexion de fond sous-tendue par le « PFP » (paiment for performance ou quelque chose du genre ?). Je fais partie de la légion de ceux qui n’ont pas envoyé le recommandé par paresse et parce que je me dis que si je ne change rien à mes pratiques et que la sécu veut me donner des sous pour ça, je n’ai rien contre. D’autant plus que certain des objectifs de nos comptables de la solidarité nationale se trouvent coïncider grossièrement avec ce que je considère comme des bonnes pratiques, alors si en plus on veut me payer plus pour faire ce que j’essaye de bien faire depuis des années, y’a même un petit relent de moralité derrière qui fait que cet argent, il me fera plaisir et en plus il me fera plaisir.
    MAIS : à chaque fois que Madame « visiteuse médicale payée par nos cotisations sociales » essaye de me voir je la rembarre, ou bien lorsqu’elle réussit quand-même à fracturer la porte de mon cabinet ou bien lorsqu’elle s’allonge devant les roues de ma voiture pour que je la laisse me parler, je sors mon rouleau de scotch toilé (celui pour les verrues) et je la bâillonne si elle me donne le moindre indice sur les indicateurs retenus pour calculer la prime.
    MAIS : je ne me fais pas d’illusions, à l’image de la déléguée de l’assurance maladie, même si je ferme ma porte aux concepts retenus pour le calcul, ils finissent par passer par la fenêtre. J’ai déjà compris que si j’accepte de soigner des patients mal observants et qui ne vont pas faire leur HbA1c trimestrielle (ce qui est beaucoup plus utile, comme chacun sait, que de faire un régime et de l’exercice physique ;-) !!!), ces patients vont plomber ma prime à la performance. J’arrive à m’en contrefoutre, mais jusque quand ? Je n’ai pas la vertu des « purs », moi : je sais très bien que si je prend l’habitude que chaque année la Sécu me paye une semaine de ski en famille, je vais m’y habituer et que le jour où un patient menacera ce que je considérerai comme un « droit », c’est moi qui vais le regarder d’un sale oeil.

    En fait … Ce qui est dommage, c’est que personne n’ait songé à créer en France une institution qui serait en charge de l’éthique et de la probité de notre profession (Grin !)

  18. Litthérapeute Dit:

    C’est quand même horrible, quand on y pense un instant, de vouloir faire des économies sur la santé. Surtout pour les médicaments des traitements purement symptomatiques. Ou les traitements de confort. Il me semble même avoir entendu en cours que ces derniers représentent une bonne partie des médicaments vendus. Quand à savoir s’ils sont remboursés … Il n’empêche, qui n’a jamais pris son sirop pour la toux, son médicament contre le rhume (pour éviter le fameux travaaaaaatchoum) et j’éviterai ici le sujet du sildénafil, ça serait malsain !

    Nan mais sans rire. Si Mme machin veut son Dafalgan pour dormir, les médecins vont-ils devoir écrire « Non substituable Dafalgan (pour que la patiente dorme, c’est hors indication, mais j’accepte de prendre le risque conformément aux textes n° blablabla) » en toute lettres, manuscrites, stylo plume noir à encre non effaçable avec paillettes, odeur réglisse et soulignées trois fois en pointillés ? Pour faire gagner quelques euros à la sécu ? Alors que Mme machin elle ne fume pas, n’a pas de maladies chroniques provoquées par l’HTA, le surpoids et tout leurs amis … Dans le même délire, on arrête de rembourser les traitements contre les cancers des GENS qui fument ou qui boivent et comme ça, on ferra des économies, ça c’est sur. On peut aussi les éliminer directement, c’est plus efficace pour l’économie. Ah par contre, pour les médecins qui prescriront, on garde l’encre noire à paillette odeur réglisse parce que c’est chouette.

    J’espère ne choquer personne, le cas échéant, je m’excuse. Sincèrement.

  19. julien Dit:

    Elle ne serait pas psychorigide la pharmacienne? ou Mme Coutume est particulièrement vindicative?

  20. Bah Dit:

    Et on parle pas des génériques qui filent la nausée rien qu’à l’ouverture du blister qu’il faut faire avaler au petit alors que le princeps à un super bon goût… Là : même le rat il n’en veut pas.

  21. BelleMèreMaman Dit:

    Et bien en effet je découvre que c’est bien plus compliqué qu’il n’y paraît… comme toujours d’ailleurs ;-)

  22. armance Dit:

    Personnellement, je m’appuie beaucoup sur la possibilité de substituer du pharmacien: si un patient préfère DOLIPRANE ou DAFALGAN ou les deux, le pharmacien peut délivrer à sa convenance si j’ai écrit « paracétamol » sur l’ordonnance.
    Pour les patients âgés, je passe souvent les DCI au surligneur sur les boites, pour éviter les confusions.
    La rédaction le l’ordonnance se fait toujours au cas par cas de toutes façons, mais je trouve que ça nous fait un truc de plus à gérer, alors si je peux déléguer au pharmacien…

  23. chrissi Dit:

    vraiment …..je T’ADORE !!! ha ça fais du bien de te lire !!

  24. Mickey Dit:

    Les génériques, je n’en peux plus…

    Entre les patients qui n’en veulent pas parce que… (ben va le justifier)

    Ceux qui sont strictement allergiques (et là, je me fais un plaisir de noter en bas « tous les médicaments de l’ordonnance sont non substituables parce que la patient est susceptible de faire un choc anaphylactique ^^), et là, c’est la pharmacie qui est emmerdée (chacun son tour…

    Ceux qui tolèrent mal (facile), mais on ne sait pas lequel…

    Ceux chez qui c’est moins efficace (effet placébo ou effet d’absorption sur excipient ?)

    Bref, ça me casse les cou….

    Et pour le plaisir de râler, voici une liste de patients morts pour la France (seuls les noms ont été changés) :
    - Mr X : ulcère sous Clopidogrèle (après 5 années sans problèmes sous Plavix)
    - Mme Y : Oesophagite sous Esoméprazole (qui avait bien régressé sous Inexium)
    - Mme W : Douleurs digestives sous Lercadipine ayant entrainé des examens couteux et sans résultats, qui ont cédé à la reprise du Lercan princeps…

    Et après, vous me demandez ce que je pense des génériques ?

    Pour moi, ils coutent plus cher en effets secondaires qu’ils ne font faire d’économies en prix.

  25. Claude427a Dit:

    Suis IDE et j’ai bossé en EHPAD où je faisais les piluliers des résidents. Certains médicaments génériques me semblaient dangereux tout d’abord au niveau de la boite : même format, même police, même couleur, mêmes dessins pour une même molécule proposée en différents dosages et, bien sur, sous même forme galénique .
    Mais ce qui m’a surprise, c’est que ce labo présentait une autre molécule à peu près de la même façon, seule la couleur sur une moité de boite change !!! et, de plus, dans la DCI, certains noms se ressemblent et certains patients ont deux médicaments de ce labo…. Évidemment, c’est notre métier de vérifier ++, mais quid à domicile ? les piluliers sont parfois remplis par des membres de la famille moins au fait de « tous ces noms latins pour nous embrouiller » –comme disait ma grand-mère !–quand ce n’est pas le patient âgé,seul, à la vue et à la concentration plus ou moins basse, qui se sert seul.

  26. thierry Dit:

    Pour l’ordonnance un peu délirante ( mais on en a tous fait des comme ça ) il me semble qu’un petit coup de fil au pharmacien permet d’éviter les retours et lui montre qu’on ne le prend pas pour un épicier décervelé

  27. Skippy Dit:

    Depuis le temps que j’attendais ce billet, merci ! Je comprends mieux (enfin presque : le copier/coller me semble pourtant plus facile sur ordi qu’à la main).

    Sinon, moi dans « dans la vie que j’aurais choisie avec une baguette magique, […] tous les putains de médicaments seraient vendus » à la découpe, comme aux « States » (pour une fois qu’ils font quelque chose de bien en termes de santé…) et sans doute ailleurs. Infiniment moins de gaspillage, donc aussi beaucoup moins cher pour la Sécu et/ou le patient, même avec un gros « Pfizer » sur la boîte.

    @jennifer : Merci pour cet autre éclairage également très lumineux.

  28. Rrr Dit:

    @skippy La mention doit être manuscrite. Si si. En tirant la langue.

  29. Skippy Dit:

    Oh, si, une question sur le lien sous « y a des fois où c’est sûr que c’est pas pareil » : si j’ai bien compris, le problème porte sur la précision des dosages. La question n’est-elle donc pas plutôt : « comment se fait-il que des médicaments dont le dosage est fortement variable soient autorisés ? », indépendamment du fait qu’ils soient génériques ?

  30. Skippy Dit:

    « La mention doit être manuscrite. »

    Ah, forcément c’est moins facile, en effet…

  31. Frayer Dit:

    Contente de vous lire à nouveau M’dame Jaddo!
    Les génériques, j’étais résolument pour et je me sentais « bonne patiente citoyenne » en acceptant la substitution. Et puis, j’ai eu à prendre un antibio (j’ai oublié lequel) et la pharmacienne m’a donné le générique, normal. 24h après, j’étais couverte de petits boutons rouges des pieds à la tête… J’appelle le cabinet du médecin, j’ai la secrétaire à qui j’explique. Je n’ai pas eu à lui donner le nom du médoc, elle a tt de suite percuté : oui, on a des pbms de réaction avec ce générique, qq chose à voir avec un excipient contenu dans l’enrobage…
    Depuis, je regarde les génériques de travers car oui la molécule de base est la même, mais non le médicament dans son ensemble n’est pas le même…Et je vais devenir une patiente qui insiste pour du non substituable. D’avance, toutes mes confuses pour le travail d’écriture de lignes supplémentaire :-/

  32. Emilie Dit:

    ben moi en tant que patiente j’ai eu des problèmes avec le princep. Gros calcul à la vésicule biliaire, allaitement d’un bébé de deux mois j’avais pris du paracétamol en générique (les gros comprimés blancs) pas de soucis. On me prescrit du dafalgan (gélule rouge et blanc) , je n’y prête pas plus d’attention que ça et à la crise suivante je prend : mon bébé a pleuré comme jamais (je pense tient des coliques) je pars chez mes parents, j’oublie le dafalgan alors je prends un autre générique tout ce passe bien. La seule autre fois ou j’ai repris du dafalgan re-hurlement. coincidence? je ne sais pas je n’ai plus repris de dafalgan et plus de pleurs et de tortillage de bébé; et lui il a pas vu ni la boite, ni le comprimé….

  33. lutinelle Dit:

    moi aussi sur un ou 2 generique j’ai pas le même effet que l’original.
    Par contre la ou pour moi le bas blaisse c’est quand je dois partir vite en deplacement et qu’il faut que je refasse faire la même ordonnance sans generique pour pouvoir passer la douane avec mes medocs parce que la douane il faut que le nom sur la boite soit exactement le même que sur l’ordonnance…
    j’adore…

  34. cmutbm Dit:

    Bonjour,
    J’ai rencontré un autre cas totalement aberrant, dans la catégorie ligne manuscrite en tirant la langue :
    pour contenter Madame Sécu, la pharmacie demande pour le Cérat de Galien quelquechose comme : « prescription médicale à visée thérapeutique en l’absence de spécialité équivalente disponible ».
    Si ça n’est pas demander au médecin de se justifier… Et ensuite, M. Pharmacien me fait payer 13,5€ le pot de 100g…
    Et pour les génériques, les commentaires me rappellent qu’effectivement, mon fils à 18 mois a fait une réaction (allergique?) à la forme générique du dompéridone en sirop, je crois bien.

  35. cmutbm Dit:

    Ps : jaddo, j’adore ton blog.

  36. Zibeline Dit:

    :)
    J’aime bien que tu réécrives, pasque c’est toujours bon de lire du jaddo !

  37. Koa Dit:

    @Lutinelle, tu peux aussi garder des boites vides de princeps dans lesquelles tu glisses tes generiques quand tu pars ?

  38. workingmother Dit:

    Je suis pas médecin, juste une maman. Dernièrement mon fils de 5 ans a dû prendre de l’amoxiciline, mon médecin utilise le nom de molécule dans ses prescriptions manuscrites ! Il a eu droit au générique au gout infecte d’orange / citron à la place du classique gout fraise. Imaginez la galère pour lui faire avaler.
    Mise a part ça je suis bien contente de vous relire.

  39. SoleilDeMarseille Dit:

    chère Jennifer,parfois c’est l’excipient qu’il faut regarder,l’exemple typique étant le rouge cochenille et le nombre incroyables de patients qui ne le supportent pas,donc même en générique il arrive d’être obligé de donner un nom de laboratoire précis. Les laboratoires de génériques démarchent les médecins? Je ne suis pas au courant de ça (alors qu’ils démarchent extrêment bien les pharmaciens je suppute donc une belle extrapolation, là ! )
    Mes ordonnances sont informatisées,il n’y a pas de place DEVANT pour marquer non substituable. Une belle connerie des bureaucrates qui n’ont donc jamais regardé une ordonnance, en vrai. Rappelons que l’informatisation des cabinets médicaux est plus que demandée par ces même personnages douteux…

  40. Dr Goro Dit:

    bonjour
    voici comment fonctionne mon logiciel :
    1/ on choisit la molécule en DCI (ou l’association de molécules en DCI le cas échéant)
    2/ le logiciel propose un menu déroulant pour choisir si on le souhaite le laboratoire qui commercialise cette molécule (labo du médicament princeps et labos génériques). Par défaut le menu déroulant est sur « sans précision » : c’est au pharmacien de voir avec le patient.
    3/ On peut aussi filtrer, par un menu adjacent, pour choisir en fonction de galénique du médicament correspondant à la molécule (par ex : couleur, taille, etc). C’est un peu plus long, mais c’est utile quand on ne connaît pas bien les différents médicaments ou quand le patient a une exigence particulière.
    4 / on choisit la posologie, on peut écrire des commentaires particuliers (comme avec tous les logiciels de prescription)
    5/ sur l’ordonnance il est écrit dans l’ordre : la DCI puis, si on l’a choisi, le nom commercial, on peut même avec une bidouille laisser un espace blanc devant pour écrire à la main « non substituable »
    6/ en bas de l’ordonnance il y a la mention : ordonnance rédigée en Dénomination Commune Internationale ».
    amitiés
    Dr Goro

  41. jp de plancher Dit:

    C’est vraie que c’est carrément chiant cette histoire de générique mais d’abord 2 remarques : la pharmaco ne peut te briser que les ovaires(hahaha) et le pharmacien n’a pas le temps de te prendre pour une abrutie pasqu’il compte ses boites-et oui à 50 cents par boite de générique , sa fini par faire des sous!!!
    Une fois de plus la sécu nous prend pour des jambons et elle a raison puisqu’on se laisse marcher sur la gueule en la fermant.Bref l’histoire des génériques c’est juste de l’arnaque , un truc de plus pour faire culpabiliser les médecins et les patients. Et au fait pourquoi les génériques sont plus chers en France-et de loin- qu’en Allemagne ou en Angleterre??Voila une question qu’elle est bonne!

  42. jp de plancher Dit:

    PS : moi j’écris non substituable après le medoc et mon pharmacien( qu’est juste à coté , vive les maisons médicales)m’a jamais rien dit, pas plus que ma sécu préférée .Et ils ont pas intéret sinon ya des ratiches qui vont voler. Quand à la prime de performance si la sécu nous donne des sous sans qu’on fasse rien de plus que d’habitude , on va pas pleurer! D’autant plus que le financement va se faire sans doute en supprimant les gardes de nuit profonde, le mouvement est déjà en marche dans beaucoup de département;en fait ils te piquent d’une main et t’en rendent la moitié de l’autre.

  43. cardiologue de brousse Dit:

    personnellement, je prescris toujours avec le premier nom retenu et porté au départ par la molécule ( plus court, plus swing , plus tendance etc…) et aussi par paresse ( encore que du temps des co-marketing c’était pas triste )

    après cela, quand le générique arrive, j’estime que ce n’est pas à moi de faire le boulot du pharmacien, de la sécu et du ministère de la santé :

    ce n’est pas moi
    qui fixe le prix des médicaments
    qui impose des conditionnement à la con
    qui peut dire si c’est pareil ou pas
    qui vais me tarter tous les excipients

    le patient veut BONEX à la place d’ARIUL ?
    pas de problème…

    que je prescrive périndopril ou coversyl personnellement je m’en fous un peu du moment que je sois convaincu de l’utilité du produit pour mon patient et que celui ci partage ma conviction et l’absence d’effets secondaires;je ne mets  »non substituable » qu’à la demande expresse des patients ( de toute façon leur MG va tout modifier au premier renouvellement )

    et puis comme beaucoup d’autres, je n’ai pas envoyé de recommandé de refus de flicage à la sécu par paresse ( ça fait deux fois ! ) mais je ne compte pas pour autant rendre ma copie

    je serai donc un mauvais élève, c’est tout !
    ça me rappellera mes années de cancre au fond de la classe…

  44. bulbe31 Dit:

    Très sympa ce billet

    « me semble que le pharmacien a tout à fait le droit de remplacer mon Amlodipine Arrow par l’Amlodipine Alter qu’il a en stock »..certes mais il se doit de ne le faire que dans l’intérêt du patient .Depuis ce début d’année il sera même rémunéré (ou plutôt non pénalisé financièrement )si sur un certain nombre de molécules suivies et chez les personnes âgées les traitements chroniques ont toujours la même marque ! ..Nous aussi au comptoir il nous faut expliquer ,rassurer quand une forme est manquante ou quand ordinateur n’imprime pas la bonne marque.On commande si nécessaire mais c’est toujours frustrant de voir des gens préférer attendre un jour pour débuter un traitement avec le « vrai médicament ».

  45. Théobald Dit:

    Vous remplacer par un ordinateur ?

    Faîtes-moi penser à marquer « non substituable » devant « Jaddo », là-devant.

  46. Vincent Dit:

    J’imagine qu’en pratique ce doit être illusoire, mais en théorie je crois sincèrement dans la force de la pharmacovigilance pour mettre de côté les mauvais génériques. C’est aux médecins et pharmaciens d’assurer en premier recours la phase 4 du développement des médicaments.

    On lit par ci par là des effets graves de la substitution, au delà des problèmes d’observance, il est nécessaire d’éviter que ces effets puissent nuire à d’autres patients. Ça ne pourra se faire que sur la base d’études de pharmacovigilance…

    La prescription en DCI va être amenée à se développer, nous passons beaucoup de temps, nous internes et externes, à apprendre sur le terrain le nom des spécialités alors que les noms de DCI nous sont familiers. Avec le temps, on arrivera à prescrire de manière homogène en DCI, les patients qui prennent les spécialités depuis des dizaines d’années (et sont naturellement réticents aux génériques) finiront par laisser la place aux patients qui n’ont connu que la DCI depuis leur première prescription.

    C’est un peu un mélange de tout ça que j’essaie d’expliquer aux patients qui se posent des questions sur les génériques, ou qui sont allergiques de principe à tout générique, avec peu de réussite je dois l’avouer. Et c’est encore pire quand, derrière, mon praticien met tout ça sur le dos de la sécu-qui-ne-pense-qu’à-réduire-les-coûts-et-s’en-fout-des-patients.

  47. Ed Dit:

    J’ai rien à voir avec la médecine, sauf que, forcément, des fois on me soigne. Alors, oserai-je demander, d’une toute petite voix, pour pas déranger : en DCI, ça veut dire quoi ?

    Sinon, j’ai bien aimé l’article. On me l’a conseillé d’ailleurs, des gens qui ne sont pas médecins non plus.

  48. Rrr Dit:

    Bah j’avais mis un lien qu’on peut cliquer dessus, normalement.
    J’avoue qu’on le voit pas des caisses…

  49. isabelle Dit:

    ben des fois il est marrant michel leeb, non ?

    j’aime vous lire…
    merci…

    Isabelle

  50. zut Dit:

    Je serai médecin, j’écrirai en bas de l’ordonnance :
    En cas de délivrance de générique à la place des médicaments prescrits, je décline toutes responsabilités futures quand aux effets induits. (Distilbène, toussa).

    Et la prochaine fois que le pharmacien me donne des génériques , je le paie en billets de banque photocopiés, heu…génériques.
    Ils sont identiques et donc doivent produire les mêmes effets.

  51. Jasamod Dit:

    Ben tu me brûles le billet… J’en avais un en préparation sur le même sujet. C’est bien que tu l’aies fait car avec ton audience ça va faire réfléchir « les gens ». Je suis 100% d’accord avec toi, même si en plus toute cette histoire de génériques, sur le plan politique, me scandalise. Et prendre les médecins et les patients en otages, encore plus.
    Bravo, et merci pour ton retour, toujours aussi agréable de te lire

  52. Lauralala Dit:

    Vous trouverez dans le lien ci-dessous la VRAIE difference entre les medicaments generiques et originaux. En plus c’est sous forme de BD rigolote :-)

    http://www.lepharmachien.com/la-vraie-difference-entre-les-medicaments-generiques-et-originaux/

    PS : Jaddo c’est mon site de procrastination prefere !

  53. Paul Dit:

    L’endormissement se produit quand la température corporelle baisse, c est pourquoi certaines personnes s’endorment mieux avec du paracetamol ;-)

  54. Ashaman Dit:

    Le vrai problème des génériques, c’est pas la molécule, ni les excipients.

    L’effet placebo, ça marche avec tout, avec le sucre comme avec n’importe quel médicament. C’est un fait scientifique, au même titre que l’effet nocebo. Et c’est valable surtout pour les humains parce-que c’est quand même difficile à apprécier chez nos amis les rats.

    Par contre, les génériques, c’est un fait : CA COUTE MOINS CHER.
    L’autre fait, c’est que pour être génériquable, un médicament doit avoir été sur le marché une dizaine d’années (le temps que le brevet devienne public), et de fait, c’est un médicament pour lequel on a du recul (contrairement aux médicaments « neufs et comme c’est nouveau ça roxxe »).
    Par conséquent, les génériques sont des médicaments pour lesquels on a un recul qui est, par définition, plus important que pour les médicaments princeps qui viennent juste de sortir.

    Et il faut pas perdre de vue une chose : le remboursement des soins nécessaires à la santé de la population n’est pas un droit divin, cet argent n’apparait pas magiquement. Il provient de la solidarité de chacun, via nos cotisations. Tout le monde paye un peu, proportionnellement à ses moyens, pour que chacun puisse être soigné de la meilleure manière possible.

    Du coup, à chaque petite économie, c’est un patient qui a VRAIMENT besoin de soins qui peut être soigné. Parce-que si un jour il faut choisir entre la bourgeoise péteuse allergique à tous les génériques et mamie bi-amputée de son diabète, ben c’est sûr que celle à soigner, c’est la mamie, et que la bourgeoise péteuse elle peut toujours cueillir des plantes pour se soigner si elle veut pas faire un minimum d’effort de solidarité. De même, quand mamie bi-amputée devra aller en maison de retraite, toutes les économies faites grâce aux génériques permettront de la soutenir financièrement, plutôt que de la laisser seule chez elle, sans chauffage, parce-que elle a presque plus un rond et que c’est nourriture ou chauffage. Et un régime diabétique c’est un peu compliqué à faire, surtout pour mamie bi-amputée, et ce serait mieux si quelqu’un le lui préparait son repas. Quelqu’un qu’on pourra payer ce serait bien aussi.

    Après, dans l’imaginaire collectif, y’a cette idée que « quand c’est cher c’est bien ».
    Alors, la question est simple :
    Vous avez 10 euros de budget biscuits pour l’anniversaire de votre enfant, il a invité 15 copains.
    Vous avez le choix entre 2 paquets de Prince de LU TM ou 4 paquets de Biscuits chocolat marque repère du super-marché, qui ont exactement le même goût, la même consistance, mais juste pas le Prince dessiné dessus.
    Sans déconner, vous allez acheter seulement les 2 paquets pour que les 15 gamins ils aient un Prince de Lu dessiné? ou les 4 paquets pour qu’ils aient à manger? Vous allez même pas goûter les gâteaux marque repère avant?
    Personellement, je pense que si y’en a des assez stupides pour payer le double du prix simplement pour le plaisir d’avoir une super marque, grand bien leur fasse, mais la solidarité sociale n’est pas faite pour couvrir les désirs luxueux des gens, mais pour faire en sorte qu’ils aillent tous bien. C’est cette idée qui fait que TOUS LES JOURS, des gens qui devraient être hospitalisés (soit de façon programmée, soit via les urgences), refusent et sortent contre avis médical parce-qu’ils n’ont pas leur chambre privée.
    Il n’y a, à mon sens, qu’une seule chose à dire quand ça va trop loin : « Ben écoute l’ami, la porte est là, tu peux partir, y’a d’autres gens malades qui, eux, veulent se soigner. Bonne journée et à très vite. »

    Bref, le vrai problème des génériques, c’est pas la molécule ni son importance pharmacologique, c’est l’idée que chacun a qu’il mérite mieux que son voisin. « Oui moi, je veux pas des génériques, et je passerai bien une IRM pour ma cheville! ».
    Moi ces gens-là, ils peuvent toujours chercher un autre médecin. Et quand je les vois en consultation, je leur rajoute ma touche personnelle : je suis là d’abord pour vous soigner, pas spécialement pour être aimable. Dommage pour vous. Parce-que des patients à soigner, du fait de la démographie médicale magnifiquement anticipée, il y en aura toujours beaucoup plus que ce que l’on peut faire correctement dans la vie réelle. Et depuis 3 ans que je remplace au même endroit, j’ai pas moins de patients à chaque remplacement, ce serait plutôt l’inverse.

    Et pour finir, l’autre SCANDALEUX PROBLEME des génériques.
    Un patient A PARFAITEMENT LE DROIT DE REFUSER UN GENERIQUE CHEZ SON PHARMACIEN.
    La conséquence, c’est pas qu’il ne va pas être remboursé.
    C’est qu’il ne va pas avoir ce P****N de TIERS-PAYANT.
    Ecrire des lignes à la con de « Non Substituable », c’est juste pour que des petits capricieux n’aient EN PLUS PAS BESOIN D’AVANCER LES FRAIS.
    Sans déconner, c’est ce raisonnement de petits gâtés qui aboutit à des :
    « Allo docteur? Il me faudrait 3 certificats médicaux pour le taek-won-do pour mes enfants, pour demain. Non ils ne sont pas venus depuis 2 ans, mais ils vont bien je vous assure! Ah non, je peux pas les emmener au cabinet, je pourrai juste passer demain. Ah non ça peut pas attendre un rdv la semaine prochaine, j’en ai besoin pour leur licence demain! D’ailleurs, je pars aux Maldives dans 4 jours, il me faudrait aussi un certificat pour la plongée, et mon renouvellement trimestriel de médicaments. La dernière fois que je suis venu? Vous pouvez pas me le dire avec votre ordinateur? L’an dernier? Le temps passe vite docteur… » Actuellement, je suis remplaçant, et je préfère vous dire que ma réponse c’est « ah ben ça va pas être possible, recontactez le Dr remplacé ou prenez rdv avec moi. Bonne journée! »

    Sans déconner, je suis médecin, pas distributeur de papiers, ou de bons pour avance de frais. Ceux qui comprennent pas que je suis là pour faire en sorte qu’ils aillent bien peuvent toujours se soigner tous seuls, puisqu’ils veulent mieux que leurs voisins, et qu’on n’est jamais mieux servis que par soi-même.

    Et enfin (pour de vrai), dernière chose.
    A force de prescrire des génériques, les labos verront leurs bénéfices chuter, et ils vont peut-être se réveiller.
    Au lieu d’inventer des molécules à la con avec 25 minutes de demi-vie supplémentaire sur des médicaments en 3 prises par jour, ils vont peut-être se tirer les doigts et trouver AUTRE CHOSE, genre des traitements novateurs, efficaces sur des choses pour lesquelles nous ne sommes actuellement que palliatifs, ou des traitements curatifs vraiment plus efficaces que ceux dont on dispose actuellement.
    Ou, je sais pas, des traitements faciles à produire, moins chers, et qu’on pourrait fournir à des gens vraiment malades dans le monde.
    A quoi je pense?
    Recensement OMS 2004 : 6 Milliards d’êtres humains sur terre, 2 MILLIARDS DE PORTEURS DE LA TUBERCULOSE. Pas des gens guéris hein, des PORTEURS. Pour bien visualiser le truc, c’est simple : vous mettez tout le monde par groupe de 3, vous vous tenez la main en triangle, et si vous avez pas la tuberculose, c’est que c’est soit le mec qui tient votre main gauche, soit celui qui tient votre main droite.
    « Mais, on a pas de traitement? »
    Ben si, 4 antibiotiques à la con, qui existent depuis plusieurs dizaines d’années. 4 ANTIBIO DIFFERENTS à faire prendre dans des pays en voie de développement, et dans les 4 y’en a un qui nécessite juste un suivi ophtalmo + prise de sang tous les 3 mois, sous peine de finir aveugle ou sans foie. Le jour où la tuberculose reprendra vraiment dans les sociétés occidentales, on regrettera bien de pas leur avoir bougé le cul, aux labos… Et si on est incapables de juguler la reprise de rougeole, alors vous imaginez bien que la tuberculose…

    Sur ce, je vous souhaite quand même une bonne fin de journée, et merci à toi Jaddo, pour tout ce tu fais :)
    ++

  55. Ln Dit:

    Ah le problème des génériques, ça me gonfle !!! Rien que le mot générique ça m’irrite !!
    Que de temps perdu à expliquer, à essayer de convaincre, de rassurer les patients sur les génériques (sans parler des non substituable à écrire à tout bout d’champ maintenant). Un temps si précieux …
    ça m’énerve tellement que je ne le cache plus aux patients. Je leur explique en poussant de gros soupirs que c’est LA MEME CHOSE !! La seule différence c’est l’E.N.R.O.B.A.G.E, la farine qui sert à former les comprimés. Tout médicament a un enrobage.Si vous ne supportez pas l’enrobage pour des raisons XY, on change ! En voilà une affaire !! Et je rajoute : Moi je ne prends que des génériques et tout se passe bien.
    J’essaie de dédramatiser, de leur montrer que c’est beaucoup de bruit, de paranoïa pour pas grand chose (C’est fou le nombre de personne qui tombe facilement dans la théorie du complot). Bref je simplifie pour simplifier leur vie ( et la mienne) alors que dans ma tête c’est pas si simple. En effet j’ai quelques doutes sur les génériques, mais qu’est-ce j’y peux ? Je me dépatouille comme je peux dans ce système où rien n’est très clair, où l’intérêt des politiques et des labos se heurte souvent à l’intérêt des patients.
    En tout cas une chose est sûre : les génériques ont un effet bien réel, et c’est indéniable: la perte de temps.

    PS : au sujet des non substituable à écrire en toutes lettre, ça m’énerve tellement que je dis aux patients de l’écrire eux même (en leur faisant un clin d’oeil complice). Pas de temps pour ça. Le pharmacien n’est pas graphologue à ce que je sache.
    Des lignes j’en ai assez fait …

    Ah j’oubliais, merci Jaddo ! vraiment ! J’ai dévoré ton livre, ton blog avec ses commentaires (celui de bluerhap m’a bien plu). J’avoue que ça m’a ouvert de nouveaux horizons.
    Etant moi même jeune remplaçante depuis quelques mois, je me sens très proche !!
    En fait grâce à toi, je me sens moins seule.

  56. Dr Goro Dit:

    @Ashaman : Vous écrivez :
    « Recensement OMS 2004 : 6 Milliards d’êtres humains sur terre, 2 MILLIARDS DE PORTEURS DE LA TUBERCULOSE. Pas des gens guéris hein, des PORTEURS.  »
    Attention c’est faux.
    Ces statistiques de l’OMS reposent sur le concept ambigu d’ »infection tuberculeuse latente ». En fait, ces données sont des extrapolations obtenues à partir d’études recensant les personnes ayant une intradermoréaction à la tuberculine (IDR) positive. Mais l’IDR n’est qu’un test immunoallergique : Chez les personnes indemnes de maladie tuberculeuse active, une IDR positive se réfère à deux situations différentes : soit des bacilles tuberculeux sont restés quiescents dans l’organisme, avec un risque de réactivation ultérieure (ce que vous appelez des « porteurs »), soit l’organisme a totalement éliminé les bacilles mais il existe une cicatrice immunitaire (que vous comptabilisez à tort parmi les « porteurs »).
    Attention à cette ambiguité, surtout lorsqu’elle implique de traiter par excès des personnes en bonne santé, avec le risque d’effets indésirables des traitements antituberculeux !
    Source : Revue Prescrire n°342 et n°344
    amitiés
    Dr Goro

  57. Sophinett Dit:

    Bah moi je lui est mis en haut à gauche et sur 2 cm de hauteur en capitales son « NON SUBSTITUABLE »

    (pour l’ordonnance d’orelox de ma fille parce que le générique c’est peut être moins cher mais c’est dégeu!)
    merci Jaddo

  58. Sophinett Dit:

    à quand un billet sur les pilules de 3ème génération??

  59. loupiot Dit:

    pour Asharman,

    de mon côté c’est plutôt la mammie bi amputée qui ne veut pas des génériques! et jamais la bourgeoise bobo.
    mais le coup de la solidarité… j’ai comme l’impression que c’est juste un argument mais pas la réalité. mais bon, c’est qu’une impression!!

  60. veto Dit:

    Bonjour,

    le jour où la bioéquivalence exigée pour les médicaments génériques sera la bioéquivalence individuelle, et non la bioéquivalence moyenne (qui peut résulter d’une grande dispersion entre les individus-dont certains à titre individuel peuvent être très éloignés des critères de bioéquivalences- mais qui donnerait une même moyenne, les individus surdosés étant compensés par les individus sous-dosés), et que les marges des paramètres comparés entre princeps et génériques seront plus étroites que « de – 20% à + 25% » (je vous laisse calculer la différence possible entre deux génériques), que les excipients seront identiques, alors on pourra peut-être dire que « c’est la même chose ». Pour l’instant, ca me semble assez loin de la vérité, même si ça n’empèche pas une utilisation raisonnée des génériques en primo-prescription.
    Je ne parle pas du recul de pahrmacovigilance que l’on a acquis sur le princeps et qui s’applique mal au générique.

    merci Jaddo pour votre blog!

  61. hipparkhos Dit:

    POURQUOI ?

    PARCE QUE.

  62. Viollette Dit:

    Alors moi ce qui m’arrangerait c’est qu’on puisse préciser le parfum, surtout quand c’est pour un bébé qui n’aime pas la fausse fraise… Mais bon, là aussi c’est pas le médecin qui sait tout ça !

  63. Rrr Dit:

    Effectivement, je n’ai pas développé dans le post comment je traite les patients « Moi Mâdâme j’ai côtisé j’y ai droit, vous me refourguerez pas de génériques, je paye et je peux encore choisir ce que je veux non mais oh. »

    C’est que je n’ai quasi pas de patients comme ça. Alors forcément, je ne développe pas.
    Donc oui, celui-là, il va sans dire qu’il peut se mettre mon non-substituable aux fesses.
    Bien sûr que je refuse les refus par principe, et les demandes de certificats abusives, et les renouvellements sans voir le patient.
    Et l’immense majorité de mes ordonnances ne comporte pas la mention « non substituable », et ça se passe très bien comme ça.
    Et de plus en plus de DCI pour que, comme le disait très justement un commentaire, on puisse glisser de plus en plus des patients habitués à leurs repères (princeps) vers des patients habitués à leurs repères (molécule).

    Mais voilà, vraiment, non, j’en ai très peu des comme ça.
    Et oui, j’achèterai les biscuits pas chers pour nourrir tout le monde au goûter d’anniv de mon fils.
    Mais si d’aventure mon fils me gerbe sur les bottes les biscuits pas chers à chaque fois que j’essaie, alors qu’il adore les Princes, bin je lui prendrai des Princes. Et j’achèterai les bonbons pas chers et la limonade pas chère pour le reste du goûter.

    _____________________________

    Autre point : pas d’accord avec l’argument « les noms de molécule ça se ressemble beaucoup, ça porte à confusion ».
    Déjà, y a des noms de princeps qui se ressemblent beaucoup aussi, et qui portent aussi à confusion.
    Sauf que la plupart du temps, c’est genre entre deux molécules qui n’ont rien à voir. Preservision° et Préviscan°, il y a eu des confusions répertoriées (LRP) et qui portent bien plus préjudice qu’une confusion entre du valsartan et du losartan.
    Parce que les noms de molécules, quand ça se ressemble, c’est bien souvent qu’il y a une raison : les médicaments aussi se ressemblent. Et au final, c’est beaucoup plus lisible et on sait ce qu’on prescrit.
    « Hyzaar », à chaque fois j’oublie que c’est une bithérapie.
    « Losartan + hydrochlorothiazide », bah c’est un sartan et de l’hydrochlorothiazide.

    Autre exemple : Contramal sur l’ordonnance du rhumato et Topalgic sur l’ordonnance des urgences, peut-être que si c’était marqué Tramadol les deux fois, le patient se rendrait plus facilement compte qu’il prend deux fois la même chose….

    _____________________

    Et pour les pilules de 3ème génération, bah ça rejoint un peu l’histoire des génériques.
    Bien sûr que je prescris des 2G depuis des années, et que je fronce les sourcils devant les 3 – 4G, et que j’explique à mes patientes qu’il en existe des plus sûres et mieux remboursées.
    Mais si j’ai une patiente qui a bien compris le surcroît de risque, qui a vraiment essayé les 2G et qui a vraiment une meilleure qualité de vie avec une 3G, et qui est prête à le prendre, ce surcroît de risque, bah je lui prescris une 3G.
    On a des patients qui fument, des qui font de la plongée, des qui font de la moto. On a tous le droit de choisir où on met ses risques.

  64. Medicine Men Dit:

    Vous avez raison d’ exploiter autant de temps à discuter ces conneries…

  65. Ba... Dit:

    merci de préciser si ce sont des « patients » ou bien des « clients »

  66. docmam Dit:

    ça dépend s’ils se comportent comme des patients ou comme des clients ! ;)

  67. fLo Dit:

    Bonjour à tous !

    Les Génériques, sujet chronophage s’il en est, de tous les côtés de l’ordonnance.(médecin/patient/pharmacien)…
    On en parle beaucoup, et on a du mal à se faire une opinion.
    Dans mes recherches personnelles, cet excellent article de Grange Blanche :http://grangeblanche.com/2010/06/15/la-bioequivalence-en-pratique/ m’a été fort utile.
    Le rapport de l’ANSM sorti en décembre (http://ansm.sante.fr/Mediatheque/Publications/Listes-et-repertoires-Repertoire-des-medicaments-generiques) est également très clair.
    Alors, dans le dedans de moi-même, j’en suis arrivée à cette conclusion :

    OUI, c’est pareil.
    - même principe actif
    - même dosage
    - même devenir dans l’organisme (c’est ce qu’on appelle donc la Bioéquivalence).

    OUI, ce sont des médicaments comme les autres, ni meilleurs, ni pires.

    OUI, c’est un facteur d’économies pour l’Assurance Maladie : même service médical rendu, moins cher. Il nous libère des budgets.
    ( la dépense globale en médicaments n’est pas en baisse depuis l’arrivée des génériques, certes, mais je crois qu’on peut raisonnablement aller regarder du côté des traitements TRES chers sortis en ville, type Humira, Rebif…etc à 1000€/mois/patient, et je ne parle pas du Lucentis…!)

    Après, on a la vie réelle, avec nos vrais patients, et leurs vraies interrogations, croyances magiques, et (parfois ?) fichus caractères, avec le temps qui manque, la sécu qui fait #@§£$, et avec notre ressenti personnel…

    Je vous livre mon vécu, du côté « comptoir » de l’ordonnance :

    1) Le « Non Substituable » :
    Effectivement, l’Assurance Maladie demande à ce que ce soit écrit en toutes lettres DEVANT le nom du médicament. Cela ne rend pas forcemment le tiers payant obligatoire mais fait prendre la responsabilité de la non-substitution au prescripteur, et plus au patient…

    NB : @ cmutbm : Pour les préparations, Mme Sécu demande également une mention manuscrite « Prescrition médicale à visée thérapeutique en l’absence de spécialité équivalente disponible », sans quoi elle ne rembourse pas les patients. Et le Cérat de Galien est une préparation faite à l’officine à la demande pour chaque patient, et qui demande pas mal de temps, d’où son prix.

    2) La prescrition en DCI :
    Joie, et Bonheur…que soient bénis les prescripteurs en DCI ! AUCUN risque de confusion boite/ordonnance, pas de « mais vous me donnez pas ce que le Dr a prescrit », meilleure identification des médicaments (très important pour nos patients qui voyagent ou vivent une partie de l’année à l’étranger). Que du bonheur !

    3) La délivrance concrète des génériques (standard sur mon lieu de travail) :

    - mention sur l’ordonnance ET sur la boite des deux noms, princeps et DCI.

    - respect de la marque habituelle du patient (sauf cas exceptionnel de rupture de stock liée au fabricant).D’ailleurs, l’Assurance Maladie nous surveille (nous aussi !) sur ce critère.
    NB : Au passage, les génériques n’ont pas forcémment la même présentation que le princeps, car les labos protègent aussi les formes pharmaceutiques.

    - DIALOGUE : efforts de pédagogie au quotidien, substitution progressive molécule par molécule, essais d’une boite de générique si plusieurs boites pour un traitement….bref, faut être créatif et adaptable.

    - REALISME : Notre amie la Sécu nous laisse une marge pour ne pas substituer chez certains patients. Evidemment, on évitera un changement d’habitudes pour Mme Cataracte, qu’a en plus du glaucome, et qui vit seule.

    - STRATEGIE : Pour certaines molécules « sensibles » ou « affectives », on a référençé l’autogénérique (générique du même labo, strictement pareil)
    ex : Zolpidem, sirop antibiotique Cefpodoxime, Paroxetine…

    NB : Nous ne disons JAMAIS « le médecin DOIT écrire « non substituable »". Nous leur disons d’en parler à leur médecin, et que c’est à lui de décider de le noter ou pas, s’il le juge nécessaire.

    4) Les conditionnments :
    Ah, les boites de 28 cp !! J’en peux plus, et je parle pas des boites de trois mois (fortement conseillées par Mme Sécu). Les patients deviennent chèvre, et nous aussi ! Imaginez le patient qui doit se débattre avec ça : Kardégic en bte de 30, Oméprazole en bte de 28, et Ramipril en bte de 90 cp, si on n’a pas aussi une petite polyarthrite avec la Prednisone en bte de 20cp, et le methotrexate 1 fois la semaine en boite de 10cp…
    Alors, délivrance à l’unité de prise, comme aux US ?
    Quid de la notice, du blister, et des emballages bien différenciés ? (z’avez-vus dans les séries télé, toutes ces petites fioles oranges, toutes les mêmes, avec juste une pauvre étiquette blanche pour différencier les médocs. Je me suis tjrs demandée comment ils faisaient pour ne pas se planter, les américains).

    Bref, voilà ce que j’en dit, à ce jour, et en l’état actuel de mes connaissances.
    Juste pour finir, et en vrac :
    - Le pharmacien n’est pas graphologue, mais pas mauvais en hieroglyphes ;)…et il connaît l’écriture des praticiens autour de son officine…
    - Le paracetamol n’est pas inscrit au répertoire des génériques : si le patient veut Doliprane, Dafalgan, ou Efferalgan, no problemo. Et si ça lui permet de bien dormir, YOUPI aussi ! (on avait une patiente qui faisait de gros dodos avec 1 magneB6 le soir…)
    - On n’appelle pas les médecins pour les faire suer, les contraintes administratives d’appliquent à nous aussi. Vous n’imaginez pas la lourdeur que représente la gestion du tiers payant. J’ai parfois l’impression de travailler à la CPAM…
    - Oui, je parle de « patients ». Ce sont aussi des clients, mais pour moi, surtout des patients.

    Merci de votre écoute, et merci à Jaddo de revenir poster, c’est toujours une joie de te lire, un soleil dans ma journée.

  68. Goob1 Dit:

    Juste, merci.

  69. Elea Dit:

    Moi je suis patiente (et je n’ai pas du tout supporté les génériques du Levothyrox, au point de devoir passer par les urgences mais c’est une autre histoire) et j’ai parfois l’impression que l’arbre générique cache une forêt encore plus méchante dans le débat sur les médicaments en France, à savoir le fait que la plupart des substances actives ne sont plus fabriquées en Europe, mais euh… ailleurs… Cf. cet article: http://lexpansion.lexpress.fr/economie/menaces-sur-la-securite-de-nos-medicaments_359415.html
    Alors Dafalgan ou Doliprane, quand de toutes façons c’est fait en Chine dans des usines dont on ne sait pas si elles respectent les contraintes de sécurité etc, j’ai envie de dire que c’est un faux débat. Quid des probables résistances aux antibiotiques induites par des dosages mal adaptés quand certaines catégories sont produits à 100% hors d’Europe? Idem pour l’équilibrage des diabètes etc… Le pire c’est qu’il n’y aura pas forcément de gros scandale (ce qu’il faudrait pourtant pour qu’on commence à réagir) mais plutôt des troubles insidieux qui s’installeront sur la durée… Quant à l’argument des contrôles effectués en toute objectivité et sincérité par les labo ou les agences étatiques, je n’y crois pas une seconde…

  70. Blobette Dit:

    « « Ahah, pauvre gourde, mais c’est du paracétamol les deux, a-t-on idée d’être idiote à ce point-là ? Il n’y a AUCUNE raison que le Dafalgan vous endorme, c’est répertorié nulle part, c’est que dans votre tête »: ça, ça m’a fait éclater de rire parce que c’est exactement le genre de choses que mon père généraliste pouvait beugler à sa progéniture (je soupçonne qu’il y mettait à peine plus les formes avec ses patients).
    Sinon, à part l’inévitable perte de temps, pourquoi ne pas éduquer vos patients en leur expliquant par exemple qu’il est impossible d’être allergique au lactose mais pas au lait? Parce que j’imagine que trouver à chaque fois des médicaments sans lactose dans les excipients, ça doit aussi prendre un temps fou…

  71. mdt Dit:

    Bonsoir, je suis médecin, mon fils médecin m’a offert votre livre, je vous avais lu déjà sur votre site.
    Avec l’expérience, je sais que c’est notre façon d’être qui génére la façon d’être de nos patients !
    J’ai été jeune comme vous, je me suis rebellée comme vous sur certaines façons de faire, je continue à le faire et pour se faire j’accompagne les patients, je leur transmets des informations mais je leur laisse leur façon d’être dans la vie.
    On ne change pas les gens, on change uniquement notre façon de voir à nous !

  72. souffle Dit:

    En plus j ai ou plus exactement des patients ont constaté que certains « génétiques » étaient devenus plus chers que le princeps…cette enqu^te a été parfaitement réalisée par certain patient méticuleux

  73. fLo Dit:

    @souffle : si tu fais référence au fameux Hoax du Spasfon, qui tourne depuis des années, tu pourras t’apercevoir qu’il existe 2 spécialités DIFFERENTES :

    - Spasfon, cp secs dragéifiés roses en bte de 30 cp (voie orale), qui n’a pas de générique à ce jour, à ma connaissance.

    - Spasfon LYOC, cp Lyocs à fondre dans la bouche (voie sublinbguale, plus rapide que le voie orale), en boite de 10 cp, qui a un générique. Cette forme, plus « technique », a un prix à l’unité de prise supérieur à celui d’un cp classique.

    On ne peut donc comparer le pris d’un cp de Spasfon à celui d’un Lyoc en générique. Il ne s’agit pas de la même chose. C’est comme si on comparait un sirop et un suppo ! (là, j’exagère, mais c’est pour être claire).

    Bonne journée !

  74. fLo Dit:

    Sinon, effectivement, en cas de baisse de prix du médicament (princeps et générique), il peut y avoir en même temps en stock dans les tiroirs du pharmacien :
    - du générique ancien prix
    - du princeps nouveau prix (car nous en avons moins en stock, ça tourne plus vite)
    C’est parce que nous avons un délai d’écoulement des médicaments en cas de changement de prix.

    Le médicament générique est TOUJOURS moins cher que le princeps. Après, certains princeps s’adaptent et s’alignent au même prix. Mais pas moins cher, les labos ne sont pas masos !

    @JADDO : Désolée de t’encombrer avec ces messages !
    J’essaie juste de donner des infos claires et factuelles, dans la mesure de mes possibilités. C’est ce que je fais au quotidien à mon comptoir.

  75. Mathilde Dit:

    Je n ‘ai jamais hésité à prendre le générique de mon côté, mais ça m’a valu pas mal d’ennuis avec le levothyrox : je me suis retrouvée en grosse hypothyroïdie sans raison apparente (c’était au début du générique pour cette molécule) et au bout de quelques mois mon endocrinologue a fini par apprendre que bah NON le levothyrox c’est pas substituable. Alors maintenant elle m’écrit non substituable sur mon ordonnance, mon pharmacien me regarde de travers en disant « oui enfin bon votre endocrino elle exagère, c’est la même chose » (du coup, j’ai changé de pharmacien) et je fais beaucoup moins confiance aux génériques.

    Et les pilules 3G sont les seules que je supporte plus de six mois, alors tant pis, je paierai le prix fort…

  76. Felixia Dit:

    @blobette : c’est vrai allergique au lactose est impossible …par contre intolérant l’est. Et parfois les consequences sont plus graves avec une intolerance qu’avec une allergie (accouchement prématuré parce ZE medicament qui doit faire baisser les contractions contient du lactose, vomissement du bébé parce qu’on lui donne des medicaments contenant du lactose ou que maman en consomme parce que « vous n’allez pas chipoter, il faut prendre CE medicament et puis c’est tout », je vous passe les autres ont 4 dont 3 into avec tous des réactions differentes ce qui fait le jeu de ceux qui clame l’inexistance de reaction à ce type de composant).
    Sinon, ben pour les raisons citées juste au dessus, les génériques, c’est pas automatique, et oui, c’est casse pied pour le medecin, pour le pharmacien, mais pour aussi le patient qui doit patienter ou pas pour être remboursé.

  77. CChristine Dit:

    Merci fLo pour toutes les précisions. Très clair tout ça !

    Oui, je sais, il est tard 5h40 mais j’ai mal au ventre, je viens de prendre un Spasfon Lyoc… même pas peur après ce que je viens de lire !!… et je vais prendre rendez-vous chez mon docteur demain parce que, à lire ce blog, j’finis quand même par être un peu parano ^^ !

    Merci à tous les intervenants plein d’esprit -la plupart du temps- oui… j’ai un faible pour les commentaires de « cardiologue de brousse » !

    Euh… Dr Goro… même si vous faites un rectificatif important, ça fait quand même un nombre impressionnant de personnes pouvant avoir la tuberculose toujours pas soigné, non ?

    Bravo Jaddo de ce sujet Ô combien intéressant -pour moi qui ne m’était pas plus que ça poser des questions sur les dangers ou pas des Génériques- n’en déplaise à Medecine men ;) et surtout merci de cette reprise du blog aussi intense dès le début de l’année !

  78. Charlotte21 Dit:

    Merci!! Lorsque j’explique que le stilnox me fait certes dormir mais halluciner et que le zolpidem, lui, ne me fait pas dormir, le médecin me prend pour une tarée (peut-être n’a-t-il pas tout à fait tort mais c’est un autre débat…!) et me répond qu’au moins le zolpidem ne me provoque pas d’hallus, ce qui est déjà bien! Ok mais j’attends toujours pour dormir…

  79. Kewan Dit:

    Et puis dites, la pharmacienne qui veut savoir POURQUOI écrit en toutes lettres tu substitues, c’est pas une incitation à la rupture du secret médical, ça ?
    En général, les pharmaciens nous appellent quand ils ont un doute sur une ordo, ils n’envoient pas le patient faire la messagerie.

  80. fLo Dit:

    @Kewan : Bonjour,je pense que la pharmacienne voulait que le « Non Substituable » soit écrit en toutes lettres DEVANT le nom du médicament, parce que l’assurance maladie le demande, pour que le patient soit remboursé.
    (pourquoi DEVANT, je sais pas, c’est le texte qui est comme ça !..)

    Quant à connaître le pourquoi du « Non Substituable », souvent le patient le sait (parce que c’est lui qui le demande ;)).
    « Pourquoi ? », c’est une question qu’on peut légitimement être amené à se poser en tant que pharmacien, parce que comme le disait Jaddo, certains patients sont allergiques ou intolérants à certains excipients, qui se retrouvent dans de nombreux médicaments (génériques ou pas). Si il s’agit bien d’une allergie/intolérance, nous le notons dans le dossier du patient, pour attirer notre attention à la prochaine délivrance (qui sera peut-être pour tout autre chose).
    La plupart du temps, le patient peut répondre lui-même à la question, et cela ne nécessite pas d’appeler le prescripteur (on a pitié, vous êtes suffisamment dérangés comme ça !)
    NB : Au sens large, nous notons toutes les allergies médicamenteuses de nos patients. Il ne s’agit pas de « flicage », mais de mieux connaître le patient, pour éviter les EI.

    Je pense sincèrement que la consoeur ne souhaitait pas que le motif de non-substitution soit inscrit sur l’ordonnance, car en effet cela n’a pas à être noté.
    Il y a parfois un monde entre ce que nous disons, ce que le patient entend, et ce qu’il transmet. Le vieux principe du téléphone arabe….

  81. docgachepi Dit:

    moi j’ai réglé le problème de la page d’écriture
    si mon patient veut du non substituable et qu’il n’y a pas de raison fondées (voir tout les contre-exemples plus haut,vive l’effet nocebo)je dis a mon patient de l’écrire lui même et en général cela passe très bien et du coté du patient de la secu et des pharmaciens ,qui ne connaissent pas mon écriture vu que je fais tout a l’ordi et que j’ai 2 internes et un externe qui change tous les 2 mois

  82. sebdoc Dit:

    merci de toujours aussi bien decrire ce que je ressens chaque jour ! un delice à lire !

  83. docausol Dit:

    petit mot de patient ce matin :  » vous pouvez mettre « NON SUSCEPTIBLE » devant les médicament, pasque sinon…  »

    Merci pour ce beau post qui résume bien la problématique du point de vue de la vrai vie, et non du point de vue du bureau d’un ministère.

  84. Za Dit:

    MERCI !
    Si seulement tous les médecins pouvaient penser comme vous !
    Moi je suis intolérante au lactose et au gluten et ma généraliste refuse tout simplement 1 de le croire et 2 de chercher dans le vidal…
    Pour ce qui est des génériques, ce que je sais c’est que j’ai eu plusieurs mauvaises expériences, notamment avec les génériques du myolastant, certains me rendant vraiment malade… et la pharmacienne qui ne me croit pas une seconde…

  85. GG Dit:

    Billet plein d’humour, simpa.
    Pour revenir sur les fameux génériques, 99,99% des problèmes liés aux génériques sont d’ordre psycho-somatiques et peuvent facilement être diminués par un discours clair et concis, que ce soit de la part du pharmacien ou du médecin.

    Quand j’entends un médecin dire que sa patiente a fait un ulcère sous ésoméprazole alors que sous inexium tt allait bien, çà m’érisse les poils. Madame Michu a fait un ulcère de stress oui, mais épargnez je vous prie mon pauvre ésoméprazole. Alors oui, le problème psycho-somatique peut justifier un « non substituable » mais là encore dans 99% des cas, si le médecin y croit, le patient y croira aussi.

  86. Dr Alain TARATE Dit:

    Continuez! C’est trop bon! Vous me faites beaucoup de bien!
    J’apprécie votre bon sens et votre façon géniale de présenter vos réflexions.
    On devrait vous décerner un poste d’enseignement pour toutes les évidences que vous mettez si bien à jour!
    Faute de temps, je ne réagis pas à chaque fois que je vous lis, mais le coeur y est.
    Encore merci, il n’y a rien de plus salutaire que la dérision.

  87. Taka Dit:

    Jaddo est de retour, alleluïa !!! Ca fait un ptit moment que j’étais pas passée, et là je reviens, je vois un article sur les génériques, et mon coeur fait un petit bond : va-t-elle me décevoir ? Mon médecin préféré après ma généraliste à qui je fais un bisou si elle nous lit (je lui ai filé ton adresse…) va-t-elle me dire « Non mais les génériques c’est tout pareil, mais qu’ils sont cons ces patients, effet placebo dans la tete, pédagogie, toussa ».
    Et non. Splendide.

    En tant que bobo bourgeoise mais bi-amputée sans souci avec le Détensiel mais qui fait des poussées hypertensives sous le générique, je le clame haut et fort : les génériques c’est pas toujours pareil, effectivement. Je précise que ça n’a rien à voir avec une éventuelle méfiance, c’était y a longtemps, les génériques venaient de sortir et moi j’étais comme tout le monde à l’époque, on me disait « c’est pareil mais moins cher, c’est bon pour la sécu », j’y allais les yeux fermés.

    Et sinon bonne année Jaddo :-D

  88. lavande Dit:

    Bravo pour ce billet chère JADDO
    Je suis votre blog depuis longtemps et je l’apprécie énormément
    moi je suis de l’autre côté de la barrière : pharmacien conseil au Service médical de la Sécu et j’entends régulièrement des témoignages comme le votre en rendant visite à des généralistes dans mon travail et je les écoute attentivement
    Que votre exercice est difficile !!
    Ma famille comprend de nombreux médecins jusqu’à ma fille interne en pédiatrie.
    Bien à vous

  89. La vie en presque rose Dit:

    Ah oui, je prends du Levothytruc et j’ai déjà cessé de poursuivre de mes assiduités patientiques un glandologue qui me soutenait que la différence avec le générique elle était dans ma tête.
    Sinon, pour la pharmacienne, là, je prescris un léger coup de pelle à neige… Non substituable. Sauf si tu écris DEVANT « substituable par une plongée dans un tonneau de goudron ».

  90. F3et Dit:

    D’abord, bravo et merci, pour ces billets que je suis depuis bien des années, mais pour lesquels je n’avais rien à dire jusque-là. Mais voilà :vous avez sûrement tous déjà reçu de ces délicieuses publicités soit-disant écrites à la main par un directeur commercial bienveillant. Savez-vous qu’il existe de nombreux logiciels pas chers, voire gratuits, imitant à merveille l’écriture manuscrite? Comment votre pharmacien va-t-il détecter ces vrais-faux passeports pour le médicament de votre choix (et je ne parle même pas du fait qu’il enverra à la sécu, le plus souvent, un double de l’ordonnance…)

  91. Baf Dit:

    Les génériques font baisser le cout de la santé, notamment en faisant baisser celui des princeps.
    Il peut y avoir des anomalies avec les génériques … comme pour les princeps, mais c’est extrêmement rare … comme avec les princeps.

    Qu’il y ait des croyances, des peurs, des questions de goût, pourquoi pas. Mais ce n’est pas forcément à la collectivité de prendre cela en charge.

    D’autant que, rappelons-le, la mention « non substituable » ne sert qu’a permettre au patient de bénéficier du tiers-payant. Mais dans tous les cas, il SERA REMBOURSE !
    Par conséquent, je ne vois pas pourquoi je vais perdre du temps et de l’énergie à écrire cette mention, uniquement par exigence personnelle !

    Non, le vrai problème est d’abord la politique des médicaments en France.
    Savez-vous que l’ensemble des économies réalisées par la procédure générique en France en 2012 sera « gommée » par le scandale Avastin* versus Lucentis* pour la DMLA ?
    (http://www.pratiques.fr/Pharmacie-conquerante-gouvernants.html)

  92. Dr 1m50-40kgs toute mouillée Dit:

    Tout pareil pour moi, Jaddo…je dis souvent aux patients que la médecine c’est pas une science exacte… Les patients (et les médecins, mais heureusement pas trop ceux que je remplace) qui refusent systématiquement les génériques sans raison logique et expliquée (à part « moi j’en veux pas de ça »), ils m’énervent. Et ceux-là tu passes 15 minutes à essayer de leur expliquer que « mais si, regardez, en dessous de doliprane c’est bien écrit paracétamol, la molécule est la même », sans aucun effet évidemment, parce qu’ils pensent que soit tu fais partie du complot, soit t’es trop con tu t’es fait avoir. Mais le patient qui me dit qu’il a eu un EI ou une réaction allergique avec le générique, ou que l’effet est moins concluant, je le crois et je ne lui mets pas. C’est ni tout blanc ni tout noir. PAR CONTRE, la sécu…aahhhh, tout dans la menace, la punition, le flicage, pour les patients et les médecins. Je me demande bien quelle efficacité ça aurait en consultation : « attention, si vous ne prenez pas votre antibiotique correctement, la prochaine fois je vous prescris des piqûres dans les fesses au lieu des cachets! » , « Qu’est ce que c’est que ce résultat de prise de sang catastrophique, vous ne m’avez pas écouté, j’avais dit de manger moins de saucisson! Vous me copierez 50 fois « je dois faire ce que mon médecin me dit sans réfléchir et sans comprendre, c’est lui qui a raison, c’est non négociable »". Explication = compréhension = confiance = adhésion. Mais avec la mauvaise publicité de la sécu et leur attitude punitive, nous on a beau essayer d’expliquer, chez certains c’est impossible. Et, un jour ou l’autre, quand on devra écrire une dissertation accompagnant l’ordonnance et justifiant les prescriptions, et que donc on le fera pas, faut pas déconner, et que donc on prescrira des génériques à des gens qui n’ont toujours pas compris et accepté, bonjour l’observance et la performance!

  93. fafa Dit:

    bonjour

    Je prends du LEVO depuis des lustres.

    J’ai remarqué depuis peu (1 ou 2 ans) que ma généraliste écrivait en lettres capitales ‘non substituable’ sur l’ordonnance.

    Aucune demande de ma part pour cela, aucune protestation de la part de la pharmacie, même si toute l’ordonnance est rédigée à l’ordinateur. Aucun grincement des dents de madame Sécu… pour le moment.

    Suis-je au pays des rêves? C’est trop beau…

  94. chibouste Dit:

    Le lévothyrox est un cas particulier : la quantité de principe actif est tellement faible que les marges d’erreurs ainsi que la variabilité de biodisponibilité dues aux excipients autres que ceux du princeps dans des marques génériques avaient une influence (sur ou sous dosage). C’est pourquoi la sécurité sociale tolère qu’on ne donne pas le générique (avec ou sans mention).
    Ces problèmes ne se posent pas pour des quantités de principe actif « énormes » (plus de quelques mg) dans les autres médicaments génériques.
    Un pharmacien

  95. fLo Dit:

    Je dirais même plus : un patient équilibré sous Lévothyroxine ne sera donc pas non plus transféré sur du Levothyrox. Le mot-clef, c’est STABILITE.

  96. docmam Dit:

    Enfin bon dans la série « on n’a pas le cul sorti des ronces » dernièrement la pharmacien a refusé de donner le princeps a une patiente qui était parfaitement d’accord pour avancer les frais, consciente qu’il n’y avait aucune raison médicale pour que je lui note NS.

    Malgré son insistance, le pharmacien lui a « imposé » de revenir me voir pour que je note NS.

    Voilà voilà. Je sais bien qu’ils ont des primes/interessements/jesépakoi au taux de substitution mais là ça me reste en travers de la gorge.

  97. fLo Dit:

    Bien d’accord, docmam….
    Comprends pas non plus, le NS ne change que la responsabilité vis à vis de l’assurance maladie. Ce n’est pas un passeport pour le tiers-payant, mais une prise de responsabilité du médecin.
    Du coup, je ne vois pas bien où est l’intérêt du pharmacien là dedans. NS ou pas, c’est le princeps qui est délivré, et pas le générique.

  98. fLo Dit:

    Et un article dasn le JIM, un !
    http://www.jim.fr/e-docs/00/02/17/23/document_actu_pro.phtml

  99. bleu horizon Dit:

    A tous les confrères qui pensent que les génériques sont les mêmes molécules nécessairement (Je ne parle pas des excipients), ils se trompent .

    l’article L5121-1 alinéa 5 du code de santé publique précise que « les différents sels, esters, éthers, isomères, mélanges d’isomères, complexes ou dérivés d’un principe actif sont regardés comme ayant la même composition qualitative en principe actif, sauf s’ils présentent des propriétés sensiblement différentes au regard de la sécurité ou de l’efficacité. »

    on peut donc classifier les médicaments génériques en 3 groupes

    La copie-copie En général fabriqué par le
    même laboratoire

    _ Même molécule
    _ Même dosage
    _ Même galénique
    _ Mêmes excipients

    Les médicaments similaires Fabriqué par les génériqueurs

    _ Même molécule
    _ Même dosage
    _ Même forme galénique
    _ Excipients différents

    Les médicaments assimilables Fabriqué par les génériqueurs

    _Principe actif sous une autre forme chimique (sel au lieu de base)
    _ Même dosage
    _ Galénique différente (forme comprimé au lieu de gélule par exemple)
    _ Excipients différents

    (Tableau du Dr Dr V Pinzani-Harter , bulletin de pharmacologie n°22, 2012)

    Une autre chose pour vous ouvrir l’horizon, je cite le rapport de l’Igas « Evaluation de la politique française des médicaments génériques »

    (268) »Un programme d’inspections spécifiques a été mis en place … dès 1995. De 2005 à 2009, 102 inspections ont été réalisées, dont 69 en Inde, concernant 55 dossiers d’AMM (35 pour l’ANSM et 20 pour l’OMS et l’EMA). Elles s’attachent à vérifier que les sites des pays tiers respectent les standards européens définis par les bonnes pratiques cliniques.

    Le bilan de ces inspections met en évidence des problèmes de falsification et de manipulation de données constatés à plusieurs reprises en pays tiers que ce soit sur les dossiers clinique (falsification d’électrocardiogramme) et/ou bioanalytique (falsification de chromatogrammes). L’insuffisance de la documentation relative au conditionnement des
    médicaments est par ailleurs systématique  »

    Personnellement,cela me laisse perplexe.

  100. fLo Dit:

    @bleu horizon
    Au sujet des différentes « catégories » de médicaments génériques, ça m’intéresse de voir le tableau du Dr Pinzani-Harter. Est-il consultable en ligne ?
    Sinon, je viens de découvrir le rapport de l’IGAS, et j’ai vu qu’il dit aussi, au sujet de ces différents formes :
    199 : « Pour autant, et cette précision est essentielle, ces différences ne sont tolérées qu’à condition qu’elles n’affectent pas la bioéquivalence du médicament générique par rappoert à son princeps de référence. En d’autres termes, ces différences ne doivent pas modifier le seul mécanisme essentiel à l’action thérapeutique du médicament : la quantité de Principe Actif dans la circulation générale. »

    Sur les inspections, et pour élargir le débat, j’aimerais bien qu’un bilan des inspections sur site soit présenté, mais pour TOUS les médicaments. Cette délocalisation de fabrication n’est pas spécifique aux médicaments génériques.

  101. ES Dit:

    « Felixia Dit:
    20 janvier, 2013 à 17 h 52 min
    « c’est vrai allergique au lactose est impossible …par contre intolérant l’est. »

    Ce qui est impossible, c’est d’être intolérant au lactose tout en ne l’étant pas au lait qui contient du lactose…

    « Et parfois les consequences sont plus graves avec une intolerance qu’avec une allergie (accouchement prématuré parce ZE medicament qui doit faire baisser les contractions contient du lactose, vomissement du bébé parce qu’on lui donne des medicaments contenant du lactose ou que maman en consomme parce que « vous n’allez pas chipoter, il faut prendre CE medicament et puis c’est tout » »

    Je comprends mal comment un bébé allaité peut réagir au lactose (ingéré directement ou ingéré par la mère): le lait maternel contient de toute façon du lactose (comme tous les laits animaux), et qui plus est en grande quantité…

  102. bleu horizon Dit:

    @a flo

    Pour tout biologiste , pharmacien ou médecin qui se respecte , cet article juridique est un non sens juridique et cet article mériterait une QPC.

    Pourquoi? Tout le monde sait que nous avons un polymorphisme génétique très important entre les individus. Ce polymorphisme joue sur la cible des molécules ( les plus souvent les récepteurs) mais aussi sur les voies de détoxification de la phase I et II hépatique.

    Une molécule et son ester (ou son isomère) pour un individu donnée peut DONC avoir des effets différents en efficacité ou en complication même si statistiquement sur une population donnée il n’y a de différence.

    C’est une hérésie scientifique!

    Il faudrait pour que , à mon sens, cet article soit légal qu’il soit écrit de cette façon :

    les différents sels, esters, éthers, isomères, mélanges d’isomères, complexes ou dérivés d’un principe actif sont regardés comme ayant la même composition qualitative en principe actif, s’ils présentent des propriétés identiques pour un individu donné au regard de la sécurité ou de l’efficacité »

    pour répondre à votre question, oui le tableau se retrouve sur internet.

    A titre personnel sur l’ordonnance je n’autorise en substitution que les copie-copies et j’interdis les autres

  103. fLo Dit:

    @bleu horizon :
    Je ne trouve pas le bulletin 22, pourriez-vous me donner le lien, ce serait gentil.
    Et merci de m’avoir fait connaître ce bulletin, très intéressant.

  104. fLo Dit:

    @bleu horizon :
    J’entends bien ce que vous dites sur les sels/esters/isomères.
    Mais y a-t-il réellement un retentissement clinique ?
    Quelle est l’énorme différence, par exemple, entre l’oméprazole et l’ésoméprazole ?
    Je pense aussi au coversyl : quand Servier est passé de perindopril arginine à perindopril tert butylamine, en arguant d’une durée de conservation plus longue. La molécule n’est du coup pas la même chez les génériques, mais pas non plus au même dosage.

    NB : abonnée au BP merci !

  105. Doc2A Dit:

    j’encourage les patients à déclarer tous ces inconvénients pour nous aider en remplissant questionnaire à l’adresse suivante:
    http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Les-patients-et-les-associations-de-patients-peuvent-desormais-declarer-directement-les-effets-indesirables-des-medicaments-Point-d-information

  106. Yann@Echo Formation Dit:

    J’aime bien ce billet ! Des sentiments à l’état brut ! Pas de langue de bois ou de discours tout mignon. Juste des sentiments bruts et une bonne part d’auto-dérision. Continuez !

  107. Jepasse Dit:

    (Pour les statistiques:)le Dafalgan m’endort aussi :) Plus de dix ans que c’est mon seul somnifère et que ça fait rire mon entourage; je me sens moins seule, enfin!Merci Jaddo!

  108. Charlotte Dit:

    Je croyais qu’il était plus prudent de ne pas donner plus de 750mg de paracétamol par prise…
    Cordialement

  109. ln Dit:

    moi non plus j ai pas envoyé mon recommandé à la secu mais je ferai rien parce que je ne vois pas ce que ca apporte
    dr l

  110. Julie VDB Dit:

    Chère Jaddo,

    Ton article a été l’objet d’un échange au sein de notre groupe « du jeudi matin » hier à la fac (une douzaine d’internes en stages chez le praticien). Visiblement tout le monde l’avait lu, même le Pr Jaury :)
    Madame Dafalgan/Doliprane est notre star!

    Julie

  111. Rrr Dit:

    La classe :)

    Merci Julie.

  112. Aurélien Coquet Dit:

    Moi (je suis moi aussi jeune généraliste) y en a un qui m’a sorti: « médicament transgénique »

  113. La vie en presque rose Dit:

    Pfff, ya pas un philtre magique à multiplier les Jaddo ? Recherche Jaddo dans le neuf-quatre, désespérément :D
    Bref, j’aurais dû m’en douter, c’est désormais prouvé : user bac + 7 fois son fond de culotte sur les bancs de la far n’immunise pas contre la sottise.
    http://www.murielgilbert.com/chroniques/humour-malades-ou-medecins/

  114. Guilluy Dit:

    Le système des génériques est base sur la volonté d’introduire de la concurrence pour faire baisser le prix des médicaments : à première vue une bonne idée ; sauf que , en France , le prix des médicaments ne résulte pas d’un système concurrentiel . C’est le ministère de la Santé qui décide de tous les prix , princeps comme génériques… Cherchez l’erreur et appelez Marisol.

  115. Doc Breizh Dit:

    Merci pour ce bon billet. J’ai eu la même expérience que toi concernant le Dafalgan qui endort… et perso, à l’occasion d’une pneumonie, j’ai constaté que le paracetamol ne faisait pas baisser ma fièvre autant que le dafalgan … moi non plus, je ne cherche plus à comprendre…
    Encore bravo ! Continue ( à écrire et à exercer de cette façon)

  116. Doc Breizh Dit:

    et concernant la prime à la performance, je ne suis pas en accord avec tous les items de la Caisse mais pas en désaccord sur tout non plus.
    Je ne vais rien changer à ma façon de travailler, mais si la Sécu veut me payer qqchose en plus, je cracherai pas dessus…

  117. NdL Dit:

    @ fLo : article intéressant à lire à la fin du Prescrire de février « Metformine, mais quel sel ? » (il est pas encore en ligne, je crois).

    (eh ! la prime à la performance ! Z’avez vu les objectifs pour le diabète ? Nan mais franchement je sais pas vous, mais avec ma clientèle de petits vieux / petites vielles, si j’essayais de respecter l’objectif, je serais carrément iatrogène. M’est avis qu’ils travaillent pas en rural, ceux qui ont pondu ce truc)

  118. Sam Dit:

    Ah ah ah! J’adore. Comme D. Dupagne, je dirais que ça ta va mal de faire ta gourde!
    Ça fait longtemps que je te lis (et Dupagne, La Borée, Winckler), ton petit bouquin a été largement conseillé autour de moi. Je ne suis jamais intervenue. Mais là, j’adore!!
    Je suis généraliste, je suis installée, et j’essaie de faire tout bien comme il faut sans que la sécu y mette son grain de sel et me dise ce qu’il faut que je mette sur mes ordos pour avoir des sous! Et les pharmaciens qui veulent du non substituable à la main, qu’ils aillent se faire cuire un oeuf! Bon, y’en a une dans mon bourg, elle est cool, même NPS elle accepte (peut-être se fera-t-elle taper sur les doigts un jour..).
    Bref, longue vie à ton blog!
    Une question : tu voudrais pas venir faire des remplas chez moi, parce que ça me rassure, on fait la même médecine!??! (parfois je m’inquiète de celle pratiquée par certains jeunes remplaçants…)

  119. Taka Dit:

    @L

  120. Galilea Dit:

    Jaddo, j’ai dévoré votre bouquin en une après-midi chrono: bravo et merci d’écrire tout haut ce que plein d’entre nous pensent, vivent, hurlent tout bas!!
    Je fête ce mois de mars 20 ans de médecine générale: 7 ans de remplacements (et de réflexion…)et treize d’installation; promis, si j’arrive pas trop décatie à la retraite (le temps que j’y sois ce sera un coup de 75 balais…), je ferai tout comme vous, j’écrirai mes mémoires, ce qui retardera mon « Eisenhower » (MDR!), et me permettra de mettre un peu de margarine allégée dans le peu d’épinards que je pourrai m’offrir avec ma retraite « peau-de-chagrin ».
    Je suis néammoins une généraliste heureuse, qui ne regrette rien, et vais encore à mon cabinet en sifflotant le matin.
    Au sujet des génériques, petite expérience perso: sous Lévothyrox depuis un bail pour hypothyroïdie congénitale, je me suis retrouvée en hypo suite à la prise du générique même dosage, et j’ai quelques patients à qui la même mésaventure est arrivée…
    Et sinon, j’ai envoyé mon refus à la SS en temps voulu, je ne suis pas informatisée, fais des feuilles de soin papier…et j’ai une paix royale!Ceci suite à un harcèlement de la SS au sujet de FSE qui avait failli me faire dévisser ma plaque en 2009.
    Continuez à être ce que vous êtes, ne changez rien!
    Bisous

  121. ide Dit:

    bonjour Jaddo
    une infirmière qui parle : c’est une amie médecin qui m’a fait connaitre votre blog et acheté votre livre.
    Chapeau, un médecin qui à le sens de l’humour , un franc parler , et pas une grosse tête; YES!!!
    Vous voulez pas faire un remake du livre de Stéphane Hessel « Indignez-vous » version monde de la santé? car franchement entre les labo, l’ARS,la SS, le ministère et ses têtes pensantes… on en à marre. Bonne continuation et merci

  122. Ricardo Dit:

    Intéressant et très drôle!
    je suis spécialiste et donc moins confronté à ces problèmes à chaque consultation mais j’adhère à 100%
    que dire des pharmaciens ? pourquoi certains ne fournissent -il QUE des génériques BIOGARAN et d’autres QUE des génériques MYLAN etc.
    où est la démarche d’économie, où est le bénéfice médical ? n’y a – t – il pas des accords entre pharmacies et laboratoires de génériques ? et c’est sans doute les mêmes qui viennent discuter une ordonnance.
    Quand je prescris une orthèse pour un opéré je la choisis en fonction de son confort , de sa qualité, de son tarif de remboursement et une fois sur 2 le pharmacien ne l’a pas en stock et fournit autre chose qui ne correspond pas à la prescription, inconfortable, et qui souvent coûte plus cher au patient … alors moi aussi j’écris  » non substituable » pour les orthèses, je dois être un précurseur ou alors je suis contaminé moi aussi ! au secours !

  123. chibouste Dit:

    Pourquoi que mylan ou que biogaran ? Et pourquoi pas les 15 labos aussi : il faut être logique jusqu’au bout si c’est la même chose c’est la même chose peut importe la marque. (En pratique si le patient tiens à sa marque on lui commande sans problème)
    Il y a des accords aussi bien avec les labos génériqueurs qu’avec ceux qui font les princeps (parfois ce sont les mêmes) : quand on passe des princeps chez sanofi on passe aussi du générique zentiva, chez merck on en profite pour passer du mylan…
    L’économie ? Franchement a part être d’une extrême mauvaise foi il suffit de retourner la boite du princeps et du générique et de lire la vignette…
    Pour les orthèses : on a un, deux ou trois fournisseurs pas les 15. Si un patient veut une orthèse spécifique on la commande chez le grossiste répartiteur mais qu’il ne s’étonne pas de la payer plus chère que celle qu’on a en grande quantité à prix négocié avec le labo.

  124. BOS Gérard Dit:

    tout le problème des génériques résulte du fait que la Sécu est assez con pour rembourser le même médicament (c.à.d. même molécule DCI et même dosage) à des prix différents pouvant varier du simple au double. Il serait intérressant de savoir si les décideurs n’ont pas des conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique.
    Cela ne devrait pas être un problème de presciption pour les généralistes. Une fois de plus, en acceptant de rentrer dans le jeu de la Sécu, les généralistes font le travail de la Sécu. Et cette pénibilité qui vient alourdir l’activité de prescription, n’est ni considérée ni rémunérée.
    Le jour où il y aura un prix de remboursement unique pour une molécule à un dosage précis, il y aura moins de génériques…..
    et moins de « casse tête » pour les médecins.

  125. noétique du même Dit:

    - Exactement ce que je pense.
    - Exactement ce que je pratique.
    - Exactement ce qui me décourage
    - Exactement décrite la logique bureaucratique qui me fait quitter le monde libéral( puisque ce mot ne veut plus rien dire).

    A la médecine comme un art, correspond une prescription comme un art transcrite sur l’ordonnance et par le corps du texte qui ne peut être que manuscrite. Plus je vieillis, plus je considère que mes ordonnances exclusivement manuscrites sont une des essences de l’art médical. Le « principe »
    thérapeutique efficient est aussi dans le corps de la lettre qui font que dafalgan n’est pas doliprane, mylan n’est pas biogaran, mille ans n’est pas bio garantie, c’est ce genre de choses que les patients lisent, entendent, sous entendent, auxquels ils adhérent ou non. Par exemple et pour comprendre, On peut très bien s’imaginer vivre mille ans tout en sachant que la biologie n’est pas garantie. Un médicament sera alors actif et pas l’autre. Il n’y a pas de corps hors psychisme, tout corps et toute maladie est toujours somato-psychique a terme quelque soit la pure origine somatique, ce que la science moderne exclue. Le vecu psychique de la maldie ne cesse donc de rentrer par la fenêtre d’avoir été congédié mis à la porte. De profundis…
    Un psychiatre.

    Les ordonnances manuscrites sont donc l’honneur du médecin et la manifestation de son respect du patient, de la médecine, du médicament ( charge à lui de les rendre suffisamment lisible pour chacun). Si ces aspects ne sont pas le cas pourquoi devoir signer ?

  126. CChristine Dit:

    Bonjour Jaddo…

    Voilà le 126ème commentaire et je suis impatiente de lire un nouvel article de ta part !
    On arrive fin mars et je n’ai rien eu à me mettre sous la dent en février… je sais, c’est beaucoup demandé à un docteur qui donne déjà tant pour ses patients… et je patiente… mais ta prose est salutaire et impossible à décliner en générique ! pfiouu ! heureusement !

    Merci de soulever quelques coins de ta vie professionnelle et de nous en faire part.

    Cordialement.

  127. David Dit:

    Bonjour,

    Quoi neuf Docteur..? chui pas médecin, tout au plus un simple contribuable pas trop souvent malade (je touche du bois).

    Après lecture de ton livre , je ne sais quoi dire tellement tes propos sont forts (La force de la perversion, M Farid) et mettent en lumière les maux de notre système de santé. Aurons-nous au travers nos actes et nos politiques à défaut de conviction, l’ambition de changer les choses?

    Merci Docteur !

  128. Dominique Beau Dit:

    Ma chère Jaddo

    Un grand merci pour votre livre ! surtout pour tout ce que vous avez osé écrire et qui reste dans la conscience du MG que je suis , qui va bientôt partir en retraite, ( eh oui comme le temps passe!) comme un gros abcès de culpabilité pour n’avoir jamais été vidé ( entendez pour n’avoir jamais eu le courage d’être dit ) Cela vaut surtout pour les années d’études ou je me dis, comme sans doute beaucoup : ah si j’avais été plus agé « ils »ne m’auraient pas fait avaler toutes ces couleuvres ».
    Pour le reste tout est vrai aussi et tellement bien dit avec brillant , punch, et surtout plein de vie avec toute la hargne et le mordant devant la différence entre ce que l’on cherche en faisant médecine ( plus ou moins consciemment ) et la réalité des vies que l’on cotoie et qui nous révèle souvent de façon cruelle que les raisons qui nous ont fait faire médecine n’existent que dans notre imagination …Il faut alors, les yeux grands ouverts, apprendre à aimer la réalité avec autant de fougue que dans la période de notre apprentissage à ne plus être dupe. C’est passionnant ,merveilleux mais pas sans souffrance et il faut sans doute plus qu’une vie de médecin pour y arriver. Ma « carrière » va donc se terminer à la fin de l’année et je regrette bien que cela ait été si bref . C’était beau, enrichissant,et la réalité commence enfin à se marier aux rêves de jeunesse pour le meilleur maintenant, le pire n’ayant laissé que peu de souvenirs . Comme vous j’ai rencontré des madame Pouteau ce sont elles , je peux en témoigner, qui font la médecine belle , les cons si ridicules et la connerie finalement inexistante.
    Sur un autre plan pouvez vous me dire le chemin pour essayer d’être publié ? car au bout de 35ans moi aussi j’ai des histoires de vie à dire de celles que l’on ne veut pas voir mourir avec soi…auriez vous des tuyaux? je compte envoyer cela à « Fleuve Noir » est ce une bonne idée? un grand merci encore pour votre témoignage et pour l’appétit de vie qui transparait à chaque ligne ! ( heureusement que vous n’avez pas choisi d’être dresseuse d’ours ! de vous à moi cela n’avait pas d’avenir et aurait été trés dommage!)

  129. goldoralex Dit:

    sinon pour les médocs sans lactose ya les gélules (en général ce sont les comprimés qui en contiennent)je n’ai pas vérifié pour toutes les gélules mais j’ai une patiente tout pareil que la tienne et c’est la solution la plus rapide que j’ai trouvé

    au plaisir de te relire

  130. Kalus Dit:

    Une bouffée de la vraie vie! Merci Jaddo. Longue vie à toi!

  131. La vie en presque rose Dit:

    L’emmerdant, avec les médicaments génétiques, c’est qu’on risque une maladie générique.

  132. Kate Coto Dit:

    Je suis secrétaire médicale depuis 20 ans et fille de généraliste et je me indole en vous lisant , merci

  133. berland jacques Dit:

    bonjour,
    j’adore ce texte je l’ai faxe à tous mes pharmaciens correspondants (sont trop feignants pour aller sur internet ou trop vieux),tu as un vrai don pour l’ecriture.

    moi j’en ai marre de faire des lignes,aussi j’ai fait scanner non substituable manuscrit et transféré sur un tampon encreur cela passe sans problème.

    generiques surment pas totalment pareil ,un exemple parmi tant d’autres ,un patient sous tahor 80 depuis 2000 se met a faire une hepatite cytolytique lors du passage au generique ,cytolse qui s’estt amendée lors de l’arrêt total de l’atorvastatine,le centre de pharmacovigilance me demande de le tenirau courant de l »evolution lors de la reprise de l’atorvastatine!!!! putaing cong mes patients ne sont pas dees cobayes!!!

  134. Doc4work Dit:

    Jaddo tu reviens quand ??? Perso je tolère mal les symptômes du syndrome de sevrage même avec un traitement sans génériques …
    Ta plume nous manque

  135. Takaki Dit:

    Le non-substituable, c’est aussi de la lourdeur administrative pour le patient. Parce que des fois, la sécu, elle veut savoir ce qu’il se passe. Et du coup il faut aller voir le médecin conseil. À Paris. Quand on habite à 600km ou 700km. Et puis il faut remplir un formulaire. Puis un autre. Et là, ben on nous dis que la prednisolone (par exemple), ben en générique, elle coûte 20 centimes de moins, et que du coup on gaspille les sous de la sécu. Ils ont dû mal à entendre que oui, la boîte est 20 centimes moins cher, mais quand elle provoque de l’anaphylaxie au bout de 4 à 5h, il faut payer en plus un auto-injecteur d’épinéphrine, un transport sanitaire et une hospitalisation de 10h. C’est juste 20 centimes moins cher la boîte, ça fait des économies. Point. Et pour en arriver là, ils ont mis un arôme de moins bonne qualité qui me fait réagir violemment.

    Et des fois il faut me mettre le médicament générique. D’un laboratoire particulier, pas un autre. En non substituable aussi. Et là pour le coup, c’est l’incompréhension totale côté sécu. Pour eux il y’a les génériques et les non-génériques, et rien d’autre. Alors il faut de nouveau expliquer à la secrétaire de la sécu que non, si on en est là, c’est parce qu’il y’a une raison. Et comme ils n’ont pas ça dans leurs petites cases, il faut leur rembourser ce qu’ils ont avancé. Et ils le rembourseront à nouveau une fois qu’on aura vu le médecin conseil. Toujours à Paris. Mais ça, le déplacement, ils ne le rembourseront pas…

  136. Moeglin Gilles Dit:

    Merci à Jaddo pour la fraîcheur qui commençait à manquer à un généraliste ayant 30 ans d’exercice, et qui commençait à se sentir comme un vieux chien devenu agressif et dépassé par la « modernité » des règles de la CPAM. Le livre est de l’oxygène pour un médecin à bout d’espérance!

  137. Dr Potard Dit:

    Bonjour Docteur :)

    Je viens de tomber (Merci Boulet) sur tes billets tournés avec beaucoup d’humour et de tendresse sur un quotidien médical dont je me suis détaché il y a maintenant des lustres. C’est amusant de renouer avec à travers ton témoignage. Je te souhaite de trouver un jour une baguette magique … d’ici là, je reviendrai te lire avec plaisir.

  138. medos Dit:

    J’avoue que la couleur du cachet en modifie la perception thérapeutique supputatoire

  139. Isa la secrétaire tampon Dit:

    Bonjour Doc…
    Je suis le par feu d’un cabinet de 5 docs titulaires et 3 remplaçantes…Je me suis régalée à te lire…merci…on rigole souvent et on s’attriste aussi…j’ai une tonne d’appels par jours que je dois digérer et recracher au mieux pour mes docs en y mettant tendresse, empathie, colère enfouie parfois et je retrouve les même protagonistes en moins pire bien sur je suis que le par feu…merci et si tu trouves la baguette magique surtout ne fait pas de générique il ne faut pas qu’elle soit ‘non substituable’ ça n’aurais vraiment pas le même effet…rire ^^

  140. Lisou Dit:

    Jaddo, tu nous manques !

  141. Doc House Dit:

    Mon dieu que c’est bon de lire des billets aussi frais et tellement vrai ….
    Encore encore …

  142. toubib38 Dit:

    Et en plus , grâce aux génériques , le Vidal est devenu énorme .

  143. xepenehe Dit:

    vous connaissez la meilleure?
    la pharmacienne du coin a elle même écrit « non substituable »sur mon ordonnance!
    et oui on en arrive la!une pharmacienne qui prescrit sans me prévenir!
    CLIENTELISME

  144. picokoa Dit:

    Revient Jaddo ! ça fait longtemps sans billet…

    Bon, pour me venger j’ai acheté le bouquin… et passé un bon moment (même pas devant mon ordi ! :D )

    Tellement vrai ce billet !

    N’empêche que générique ou pas, ce n’est pas toujours si « blanc bonnet » non plus…
    Deux exemples familiaux :
    le phloroglucinol lyoc….. qui se dissout carrément moins bien que le spasfon.
    Et pour mon fiston, la pédiatre qui me prescrit de l’aerius… première fois que je la vois écrire « non substituable ». Je m’étonne, elle me répond que le générique est infâme au goût, et que pour le faire avaler à un troizan, elle déconseille… Merci m’dame, pasque j’ai vu ma nièce, hyperallergique, se forcer à avaler le sirop infâme, ben… pas cool :(

    à bientôt j’espère !

  145. Jean.marc maillard Dit:

    Alors…en retard,il me semble, que je suis!!!(mais je viens à peine de recevoir le dernier nul de médecine)…simple petit mot pour dire ,en ces temps froids et merdique (en plus je viens me faire raser la tête )..pour dire que jaddo …j’adore !!!merci merci vraiment pour ces moments de vérité et d’échappatoire ..bordel que ça fait du bien! Alors donc…merci!jm

  146. Jimou Dit:

    Je t aime Jaddo

  147. ptibulle Dit:

    Mais qui est à la 92ème place ?
    http://www.slate.fr/story/72785/100-francaises-plus-influentes

  148. Docteur Dadou Dit:

    Moi, je dis… »ça le fait »!

  149. Lisou Dit:

    Ca mérite bien un petit article ! =P

  150. cardiologue de brousse Dit:

    Pfff…
    vous savez tous pourtant que derrière JADDO se cache un quarteron de soixante-huitards aigris et barbus qui à défaut d’exercer un jour la médecine, ont finit par la rêver et ne souhaitent par ce blog que culpabiliser les authentiques médecins, des OS aux mandarins en passant par les étudiants, en hypertrophiant à outrance et en caricaturant leur supposée faible d’empathie, leurs conflits d’intérêts, leur appât du gain et autres foutaises qui n’ont bien sur jamais existé.

    cette ruse est grossière !

  151. Laurence Dit:

    Moi je dis, chapeau! (mais pas étonnée).
    Par contre, toute triste de ne plus rien lire, même si je comprends très bien qu’un jour on veuille tourner la page.

  152. Doc4work Dit:

    Tourner la page pourquoi pas mais pas sans dire au revoir …

  153. Fabien Dit:

    Salut lady Jaddo,

    Selon saint Boulet, j’entrerais dans la catégorie des « Bonjour d’habitude je ne laisse jamais de commentaires mais aujourd’hui je commente pour dire que… »

    Je commente parce que j’en ai envie, parce que relire un peu de ton blog me fait me rendre compte que cela m’attriste de ne plus rien lire de nouveau de toi. Depuis bientôt 5 mois. Et que quand même je devrais acheter ton bouquin. Sauf si ça te rend milliardaire et te fais te barrer sur ton île polynésienne perso.

    En fait, c’est bien possible que j’ai déjà commenter sur ton blog, mais neuf fois sur dix, je préfère plutôt lire les com des rebouteux habitués du site et être content devant ceux t’annonçant qu’un de tes articles a encore été utilisé comme base pour un cours à la Sorbonne.

    En fait, c’est avec toi qu’a commencé ma découverte des blogs… disont « pro », traitant d’une vie et d’une vocation. Puis c’est la descente aux Enfers : Gélule, Maître Eolas, Sous la blouse, Un infirmier, Doc Dupagne, Maître Mô (une perle)… Rends-toi compte, il m’arrive même d’aller survoler Prescrire pour savoir un peu quoi-qu-y-a-en-dedans des pilules que me refourguent mes dealers habituels !

    Pour un presque-trentenaire associal-survivaliste-feuque-le-système de mon acabit, ce fut un quasi-Eveil, un satori, un level-up. Et c’est une fille à couettes qui m’a donné la quête. (« Vas voir plus lion si j’y suis », un peu générique mais efficace)

    J’ai pu constater que tes derniers posts devenaient plus militants, ahah. Disons que tu t’exprimes peut-être davantage sur ta vision du métier que sur tes expériences qui en faisaient la base (de la vision, suivez un peu), ce qui semble une évolution logique, en fait.

    Ca semble convenir à ceux qui poste ici, encourager un peu le débat, je ne peux donc que t’encourager dans cette voie.
    Et puis lorsqu’on pourrit la vie d’un gens qui tente de faire que les autres meurent moins vite et moins douloureusement, ça doit secouer autrement qu’un artisan coutelier qui découvre qu’on lui refile de l’acier pourri, et qui s’en va faire manger 50kg de 12c27 au commercial damné qui lui a vendu, même si je suis pas sûr que ce soit aussi dangereux que du Mediator, et que vlà t’y pas qu’on s’approche de la fin d’une sacrée longue phrase !

    Bon je vais acheter ton bouquin quand même, pour moi et pour l’offrir.
    Même si tu ne poste plus jamais (violons) je tenais à te remercier tout de même pour le temps que tu nous as offert, et pour ce que ça a déclenché en moi.
    Ben ouais, même sans le savoir, tu as donné une quête, secondaire certe, mais une qu’a rapporté de l’XP.

    See you.

    Fab.

  154. V Dit:

    Bonjour,

    j’ignore si ce commentaire sera lu un jour, mais qui sait?
    Tout d’abord,j’en profite pour dire que oui, ce blog, ton blog, m’a quelque peu réconciliée avec les médecins, ce qui n’était pas gagné d’avance (presque 35 ans de fréquentation assidue de cette population, et assez d’anecdotes hallucinantes, parfaites illustrations des analyses d’anthropo médic

  155. Laurence Dit:

    XPsssss !!! (reférence au post de Fabien)

  156. soso Dit:

    J’arrive un peu tard, je tenais juste à répondre a la question « mais pourquoi le pharmacien veut que NS soit noter sur la prescription…ça change rien ,le patient est quand même remboursé, ect… »

    Tout simplement parce que certains (beaucoup) ne veulent tout simplement pas faire l’avance des frais.
    « j’ai jamais payé avant, je vois pas pourquoi maintenant je payerai… » J’entend ça tous les jours.
    Tiers payant contre génériques, c’est chiant pour nous aussi pharmaciens.
    Mais on a pas le choix, si le patient veut le princeps, que je lui délivre et que la mention NON SUBSTITUABLE n’est pas écrite en toutes lettres DEVANT, et bien la sécu ne me rembourse pas.

    Et le nombre de fois ou le patient se présente avec son ordo « omeprazole, ibuprofene, ect… »
    Et qu’il me sort « surtout pas de générique, je veux que ce que le médecin il a écrit… »

  157. L’éthique c’est comme les diurétiques : gare au conditionnement ! | Médecine de l'âme - le blog Dit:

    [...] Je ne vais pas remettre le couvert sur la question des génériques ici, d’autres comme Jaddo l’ont déjà abordée non sans humour. D’un côté on est de plus en plus méfiants [...]

  158. mamapasta Dit:

    rien que ce aprem….un patient m’a dit  » mettez moi de l’ixprim qui est super efficace et pas du tramadol qui ne me fait rien….( bon, avant j’avais droit à pas de doliprane, ça ne me vaut rien, il n’y a que l’efféralgan qui marche)….donc je conçois que l’effet magique de l’antalgique est son princeps majeur.

  159. Dr. Potard Dit:

    @M. Fabien,

    Vous parlez d’or M. Fabien ;). Saint Boulet soit loué …

  160. et-sante Dit:

    great , bravo pour ça

  161. Choupinet Dit:

    Nan, tout va bien, dérangez-vous pas, Docteur, finissez votre sieste. J’ai juste viendu enlever les toiles d’araignées et faire de l’air.

    Sinon, cette phalange foulée, elle va mieux ? c’est que c’est traitre, les claviers.

    Allez, grande, j’te fais un bisou et passe de bonnes vacances.

  162. et-sante Dit:

    great , merci pour ça

  163. Lumina Dit:

    Bonjour.
    Je voulais poster ce commentaire premièrement pour vous dire que j’ai dévoré votre livre, je le redévore, redéguste, à souhait.
    Et voilà, j’adore… :D
    Il fait vibrer quelque chose en moi, quelque chose qui dit; « je veux être médecin »
    Je passe en terminale S et.. Depuis toute petite, c’est le métier que je souhaite exercer… Vraiment. :)
    D’où ma question…
    Il y a beaucoup de médecins sur ce blog, et…Croyez vous qu’une jeune idéaliste, émotionellement plutôt fragile, trop sensible mais de bonne volonté peut s’en sortir? Est-ce possible..? :S
    Encore merci, Jaddo, pour ce blog, pour ces histoires si touchantes et drôles :D

  164. tl Dit:

    rien à voir avec le texte, je relis les « perles »: JE ME SUIS BIEN MARRE +++ fantastique !

  165. Lisou Dit:

    Lumina, je ne suis qu’étudiante en médecine (j’entre en 3ème année), mais si la réponse à ta question est non, alors je suis mal barrée moi aussi ! :)
    Garde tes espoirs et tes objectifs, je suis persuadée qu’il y a de la place en médecine pour les gens comme nous !

  166. Dr Tétue Dit:

    Réponse à Lumina (et à Lisou)
    Oui, vous pouvez-vous en sortir en étant émotives, sensible et de bonne volonté… mais cela coûte!
    Vous ne ferez JAMAIS plus de 35 actes par jour, vous pleurerez quand le 1° patient pour qui vous avez passé des heures au téléphone changera de médecin traitant parce que vous aviez 1h de retard alors qu’il vous avait forcé la main pour le RDV que vous lui aviez donné alors que vous étiez déjà au taquet…
    Oui il y a de la place pour des gens comme nous!
    Et des gens comme nous, n’ont pas la même patientèle que ceux qui ne sont pas contents parce qu’il y a des confrères qui critiquent qu’ils prescrivent trop de benzo ou d’antibiotiques pour le moindre trouble du sommeil ou le moindre rhume parce que quand vous voyez un de leurs patients et que vous refusez de prescrire cette « cochonerie » de Lexo ou un antibio pour un rhume… il ne revient pas! … même si vous avez expliqué qu’il y a des effets sur la mémoire (et que c’est votre idée mais à une époque vous ne vouliez pas prescrire de Médiator… et que vous êtes bien contente parce que la suite vous a donné raison!) ou qu’un rhume, c’est à 99% (100% ?) viral
    Au final, après 10 ans d’installation (précédés de 5 ans de remplacement), je reste sur mes positions parce que je préfère cela, et bien m’endormir le soir parce que j’ai travaillé avec ma CONSCIENCE et non pour mon compte en banque!

  167. manoue Dit:

    Jaddo, où es-tu ?
    Revieeeens !!

  168. Lumina Dit:

    Réponse à Dr Tétue:
    Merci beaucoup de cette réponse, de dire les choses comme elles sont vraiment :)
    Je sais aussi que ça va être dur, très dur, mais je suis déterminée à réussir :)
    à Lisou, merci également de ta réponse, je garderai mes espoirs et mes objectifs!
    :)

  169. Médiset Dit:

    Tout ça est bien compliqué!!! il faut toujours faire des économies. Nous nous vendons des échographes reconditionnés http://mediset-imagerie.fr/fr/accueil.html c’est également des économies pour le docteur tout en restant au top

  170. Taka Dit:

    Et je reviens sur cet article pour dire que les génériques ça a un autre effet Kiss Cool : pourrir les relations toubib-patient. Parce qu’un médecin hospitalier à qui je demande une ordonnance pour le princeps de mon hypotenseur et qui m’explique qu’il faut que « je lui prouve » que c’est pas pareil, vu qu’il « n’a que ma parole », le tout avec un grand sourire pour faire oublier qu’il est en train de me traiter de mytho, comment dire, je pense pas qu’il va me trouver très agréable avec lui pendant les 10 jours qui me restent dans ce p…. d’hôpital.

    PS : par contre, j’ai acheté ton bouquin pour l’offrir à mon médecin chéri d’amour de mon hôpital à moi qui m’abandonne pour un an.

  171. Gilles Dit:

    Bonjour, je suis tombé par hasard sur ce blog et vous explique mon cas :

    Je démarre un traitement pour hypertension et le premier mois je prends du perindopril mylan. Effet psychologique ou pas, je supporte non seulement très bien ce traitement mais je me sens beaucoup mieux (fin des mals de tête fréquent…). Retour chez le généraliste pour un contrôle, et ce dernier fulmine en voyant que le pharmicien m’a mis un générique. Il demande expressement que du COVERSYL avec un dosage similaire.

    Résulat depuis le COVERSYL : maux de têtes fréquents, douleurs musculaires, sentiment d’être mal, fatigue, coeur qui me semble battre plus vite, et même un soir des plaques rouges sur le visage etc… Nouveau rdv demain…

    Alors coïncidences peut-être mais c’est assez troublant et tout à fait concomitant du changement Perindopril mylan -> Coversyl

    Ma question : Se peut-il qu’un générique soit mieux accepté qu’un ‘original » parfois ? Qu’il y ait ‘quelque chose’ dans le COVERSYL que je ne supporte pas ? Je vais voir avec mon médecin mais elle est farouchement contre les génériques.

  172. Madison Dit:

    Keep up the fantastic piece of work, I read few posts on this site and I believe that your site is real interesting and holds bands of wonderful info.

  173. Maya Dit:

    I solve agree with all the ideas you have presented in your post. They’re especially influential and will without doubt composition. Still, the posts are fantastically short representing newbies. Could you entertain extend them a bit from next time? Thanks for the post.

  174. samat Dit:

    Bonjour. Je suis une lectrice et j’adore votre blog. C’est dingue de vouloir faire des économies sur la santé?! Vraiment? Mais vous croyez réellement que sans la cpam vos salles d’attente seront aussi remplies?… malheureusement non! Notre système de soins est précieux oui on a le choix de vouloir le princeps, je suis d’accord. Mais je pense qu’on devrait aller encore plus loin et que la partie prise en charge par la sécu devrait correspondre au prix du générique et le reste à la charge du patient (comme nos voisins allemands). Les MG seraient tranquille avec la mention NS et le pharmacien aussi.

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