J’ai toujours été du soir.
Pour vous dire, je suis parfois tellement du soir que j’en suis du matin – pour peu qu’on prenne le matin par l’autre bout.
J’ai toujours aimé la nuit. J’aime les nuits blanches, les nuits fauves, les nuits courtes, les nuits agitées, les nuits d’amour, les nuits folles, les nuits douces, les nuits calmes, les nuits de noces et les nuits sans lune.
Et j’ai presque aimé les nuits de garde.

J’ai des souvenirs précis de chaque chambre de garde, de chaque service, de  toutes mes nuits à l’hôpital et des empreintes qu’elles ont laissées en moi.
Je repense à mes nuits d’hôpital avec le ventre.

Externe en obstétrique.
Le lit immédiatement à gauche en entrant, la tête vers la porte. La salle de bains à main gauche (si on est couché sur le ventre avec la tête sur l’oreiller. Parce que la gauche, selon comment on est tourné, ça change tout).
C’était le deuxième stage de ma vie. J’avais 3 années de médecine derrière moi. C’est-à-dire essentiellement trois années d’anatomie, de biophysiques, de biocellulaire, d’histologie, d’histoire de la médecine, d’étymologie et de statistiques. Allez, et 6 mois de sémio. Disons que j’avais à peu près idée qu’en ayant mal au bide en bas à droite (à droite de quand on se tient debout et qu’on penche la tête en avant en regardant son nombril ; parce que la droite, selon comment on est tourné…) on avait plus de chance d’avoir l’appendicite qu’une rupture de la rate, mais c’était à peu près tout.
Bref, c’était le deuxième stage de ma vie, j’étais de garde deux fois par semaine, et j’avais deux missions.
La première était d’accourir à toute allure en cas de césarienne, gauche en sortant de la chambre puis tout au bout du couloir à gauche (la gauche en avançant en avant ; parce que la gauche…), pour tenir des écarteurs, aspirer du liquide amniotique en me faisant crier dessus parce que j’aspirais pas bien, orienter des scialytiques en me faisant crier dessus parce que j’éclairais pas bien, et pousser avec les coudes sur des ventres sous les hurlements des mères parce que malgré l’anesthésie je leur faisais super mal.
La deuxième était de répondre au téléphone pour tous les appels entrants de l’extérieur vers le service, et de dire aux patientes qui appelaient ce qu’elles devaient faire de leur ventre, de leurs saignements, de leurs contractions et leur frousse.
Pour la deuxième mission, autant vous dire qu’on a vu arriver à l’hôpital beaucoup de femmes qui ne le méritaient pas. Si ça s’trouve, j’en ai tué une ou deux en leur disant que c’était rien et qu’elles avaient qu’à prendre un Spasfon, mais dans le doute, je disais très souvent de venir. On ne se méfie jamais assez des ruptures de rates et des externes en quatrième année de médecine.
Pour la première, j’étais surtout terrorisée à l’idée de débarquer au bloc avec les cheveux de Sangoku et en ayant mauvaise haleine.
Je dormais habillée et avec mes chaussures, pour gagner 30 secondes et me brosser les dents. Les autres doivent mettre leurs chaussures, je m’disais. Si je gagne ce temps-là, je peux bien me brosser les dents vite fait et j’arriverai aussi vite que tout le monde.

Externe aux urgences.
J’en ai parlé déjà plein. On n’avait pas de chambre, on n’avait pas de lit. On dormait où on pouvait (si on pouvait), sur le canapé défoncé de la salle de garde à côté des brancardiers et devant Chasse pêche nature et traditions, dans la salle de gynéco avec les pieds dans les étriers, assis la tête posée sur les bras sur la table du bureau des médecins à la lumière du négato.
Une fois, j’avais dû réveiller l’interne de garde.
J’étais pétrifiée. J’avais évidemment tort de le réveiller, je le réveillais par incompétence, parce que je ne savais pas alors que j’aurais dû savoir. J’étais allée cogner à sa porte avec un café à la main. Pensant bien faire.
Avec quelques années de recul, je comprends mieux pourquoi il n’avait pas eu l’air content du tout.

Externe en réa.
On dormait sur un lit de camp avec des ressorts dans la salle de staff. Entre la table et le rétroprojecteur. Le lit était rangé à la verticale entre une armoire et le mur du fond. On se faisait un oreiller avec un drap roulé en boule.
J’y ai peu de souvenirs : j’ai dormi une fois. Le service accueillait toutes les TS du secteur, il était rare que la nuit soit calme.
De la fois où j’ai dormi, je me souviens essentiellement de l’angoisse de ne pas me réveiller avant le staff, et de voir débarquer toutes les blouses blanches et la chef-qui-faisait-peur dans ma salle, avec mes cheveux de Sangoku et ma mauvaise haleine.

Interne en obstétrique.
Mon premier stage d’interne.
Une vraie chambre, le lit au milieu, un bureau à droite (la droite en étant… parce que…), une chaise en face, une salle de bains à gauche (bon j’arrête).
C’était aussi le bureau des internes, donc on était réveillés quand même par les collègues qui arrivaient au petit matin, mais bon, c’était une vraie chambre. J’y ai le souvenir surtout de ma deuxième ou troisième nuit. Une de ces nuits qui font dire aux patients « Je ne ferme plus l’œil de la nuit, je ne dors PAS DU TOUT », alors que bon, si, ils dorment, ça va quoi. Une nuit en demi-sommeil permanent.
Parce que c’est très différent de dormir, et de dormir en sachant qu’on sera fatalement réveillé d’ici 10, 40, 60, 80, ou 140 minutes. En ayant deux ou trois ou dix patientes sur le feu, dont on ne sait pas si on les a correctement prises en charge ou non, dont on ne sait pas si elles vont aller bien ou pas. En ayant deux ou trois ou dix futures patientes quelque part dans la ville, dont on ne sait pas si elles vont venir cette nuit ou pas, dont on ne sait pas si elles seront en bonne, en moyenne santé ou à demi-mourantes.
Dormir en garde et dormir, ce n’est pas du tout la même chose (pourtant, oui, je vous vois venir, c’est pareillement se coucher les paupières closes).
Bref, cette nuit-là, j’ai vu des cols de l’utérus. Toute la nuit. J’ai dormi d’un sommeil fiévreux, amputé, incomplet. Un sommeil d’aluminium.
Je fermais les yeux et je voyais des cols de l’utérus. Des sains, des malades, des saignants, des béants. Des qui avaient l’air sains mais dont je savais confusément qu’il fallait me méfier. Je voyais mon spéculum creuser, fouiller, s’entrouvrir, chercher en écartant la chair et s’ouvrir enfin sur un col dont il fallait que je détermine la santé.

Interne en rhumato.
Une vraie chambre, où j’aurais pu dormir de vraies nuits, tant on n’était jamais dérangés.
Hôpital sans entrées, sans urgences, sans vie. Lors des nuits les plus agitées, je devais me lever deux fois. Une fois pour prescrire un Valium à une vieille femme agitée, une fois pour faire un examen neuro sommaire à un type qui était tombé de son lit. Dans le pire des pires des cas. Mon collègue une fois avait dû gérer un OAP, ça m’avait paru une nuit dans Urgences avec deux plaies par arme à feu, une plaie par tronçonneuse, six plaies par armes blanches et huit arrêts.
Le couloir, les chiottes au bout à droite, ma chambre deuxième porte en partant du début, une salle de bains à la douche bouchée tout de suite à gauche, le lit la tête vers la salle de bain, une armoire, une télé en panne, une fenêtre ouverte sur les toits de l’hôpital par laquelle je rêvais de fuguer.
Ça a été mes nuits les plus calmes, et ça a été mes pires nuits. Aussi sordides que le réfectoire, pièce immense du dernier étage, où j’allais chercher dans le frigo le plateau sous cellophane avec le papier « Interne de médecine », où je mangeais seule toujours à la même table (l’avant dernière en partant de la porte, sur la deuxième rangée en partant de la droite), sous des néons blafards et grésillants, avec le bruit du vent qui claquait sur les murs et mugissait dans je ne sais quel tuyau du bâtiment.
Des nuits à l’image de mon stage, à l’image du service, à l’image des soins qu’on donnait aux patients.
J’aurais dû y passer une nuit sur deux, parce qu’on n’était que deux internes.
Par chance, mon confrère était étranger, il logeait dans un internat presque plus glauque que notre hôpital, et il avait besoin d’argent. Pour lui, dormir ici ou là-bas ne changeait pas grand-chose, et il m’avait demandé de lui laisser mes gardes. Trop heureuse.

Interne aux urgences.
C’était déjà un peu fort-boyard pour arriver à la chambre. Quatre couloirs, un code (avant-dernière page du calepin de la poche de droite de ma blouse), un ascenseur, deux couloirs, un code (dernière page du calepin), un couloir, une clé (troisième clou en partant de la gauche sur la deuxième rangée en partant du haut sur le tableau clouté de la salle de garde). Un lit au milieu, une table aux pieds du lit, le lavabo à droite, la salle de douche et les toilettes encore à droite. On prenait les draps dans l’armoire des patients dans le bureau des infirmières avant de monter, on changeait les draps du collègue de la nuit précédente. Un drap au-dessus de l’alèse en plastique qui grince et qui fait des plis durs comme une trique (le mec qui a appelé les alèses « alèse » avait un sacré second degré…), une couverture qui gratte au-dessus du drap, un drap au-dessus de la couverture, un drap enroulé autour de l’oreiller. Les trois draps enlevés de la nuit d’avant rejoignaient la pile des draps de la semaine à droite de la table au pied du lit.
Une table de chevet, un téléphone.
Je suppliais les infirmières d’appeler sur le téléphone. Je laissais des post-it partout, avec le numéro de la chambre de garde.
Parce que c’était ça ou le bip.
Le bip la nuit, ma hantise.
Dans le demi-sommeil fébrile dont j’ai parlé plus haut, le bip sonne dans l’obscurité. Ça s’immisce dans ton rêve. Ta mère, ton mec, le chien, le flic se met à crier Tiiiii ! Tiiiiii ! Tiiiii !
Une voix lointaine chuchote : « C’est pas ton rêve ».
Ça crie plus fort. TIIIII ! TIIIII ! TIIIII !
C’est pas ton rêve, c’est le bip.
Tu te réveilles en sursaut, tu l’attrapes, tu le rates, tu le ré attrapes, tu regardes, c’est pas le bon sens, tu le retournes, tu regardes, c’est toujours pas le bon sens (le bip de garde, cette clé USB des nuits d’hôpital), tu le reretournes, trop tard ça a fini de bipper, tu allumes la lumière, tu clignes des yeux, tu essaies d’appuyer sur un bouton pour voir le dernier appel mais ça ne marche pas, ça ne marche jamais, tu appuies sur tous les boutons, il s’affiche des trucs que tu ne comprends pas et qui ne ressemblent pas du tout à un numéro de poste, tu vois que c’est prévu que le réveil réveille à 7h30 mais ça ne te dit pas qui a bippé, alors tu décroches le téléphone, tu appelles les urgences, tu demandes « C’est toi qui m’a bippée ? », on te dit que non, tu te dis que tu vas pas appeler tous les services de l’hôpital, tu reposes le bip et tu te recouches en attendant que ça rebippe et en priant pour que ça n’ait pas été urgent.
Toujours est-il que je suppliais les infirmières de m’appeler plutôt que de me bipper.
Et immanquablement ça appelait.
« Oui, on a une entrée, c’est une dame de 60 ans pour douleurs abdos. »
J’arrive, tu dis.
Tu raccroches.
Tu reposes la tête sur l’oreiller.
« Bon, prends deux minutes pour te préparer. Une douleur abdo chez une femme de soixante ans, qu’est ce que ça peut-être, au pire ? … Bon, au pire y a plein de choses, mais imagine, peut-être c’est une constipation. Ça strouve tu vas y aller, elle va te dire qu’elle a mal un peu partout mais plutôt sur le flanc gauche, elle aura pas de fièvre, pas de fièvre pas d’antécédents, mal au flanc gauche, tu vas demander la date des dernières selles et ce sera 6 jours, 6 jours date des dernières selles, pas de fièvre, alors, femme de soixante ans, douleur abdo, flanc gauche, gauche, pas de fièvre pas de défense, dernières selles 6 jours, un movicol et voilà, il suffira de donner un movicol alors tu y vas, date des dernières selles c’est une constipation, facile, constipation, movicol, pas de défense, apyrétique, movicol c’est bon c’est tout ça y est tu peux dormir, ouf c’était facile c’était une constipation, movicol, mo… »
Et puis ça resonne.
Tu décroches, désorienté.
« Bah alors qu’est ce que tu fais ? »
« Heu… Hein ? »
« Bah je t’ai appelée pour une douleur abdo y a 20 minutes, tu m’as dit que t’arrivais, qu’est ce que tu fais ? »
Je fais que je me suis rendormie, putain. C’était juste une constipation.

J’ai soigné des centaines de patients fictifs, pendant mes nuits de garde.
Les soirs de fatigue, des patients que je n’avais pas encore vus mais qui avaient juste une constipation ou juste une entorse, et dont je faisais la prise en charge et les prescriptions en pensée très très fort depuis mon lit.
Les soirs d’anxiété, des patients compliqués qui s’incrustaient dans mes rêves, qui faisaient tout en dépit du bon sens, qui se dégradaient, qui avaient un potassium, le potassium, qu’est ce que j’ai fait avec le potassium, je ne sais pas le potassium, et que j’avais tués, tués, tués.

Une fois, mon chef de service m’avait raconté la nuit de garde qui le hantait encore des années après.
Il s’était réveillé au matin. L’infirmier lui avait donné des nouvelles de Madame B.
Mon chef avait dit « Hein ? Qui Madame B ? »
L’infirmier avait dit « Bah, la map de cette nuit. »
Mon chef avait cru qu’on lui faisait une blague jusqu’à ce qu’il reconnaisse son écriture dans le dossier de la patiente. Avec son nom, sa signature, la date et l’heure. 04H45.
Il n’avait AUCUN souvenir de Madame B, de sa map, de son réveil et de ses prescriptions.
Il s’était relu mort d’angoisse, à toute allure. Il avait lu qu’il avait fait des prescriptions cohérentes, normales, adaptées.
Il avait soufflé un long soupir de soulagement. Et puis il s’était dit que c’était un peu malade, quand même, comme mode de vie.

49 Réponses à “Et trois nuits par semaine…”

  1. stephane Dit:

    Et voilà, il est 4h45 et je suis en train de corriger l’article de mon étudiante et au lieu de ça je lis ce post, qui me rappelle tant de nuits à l’hopital. Elle est sympa ta note madame Jaddo. J’ai arrêté les gardes cette année, pour plein de raison mais surtout car je me rendormais trop facilement si je trouvais que ce n’était pas assez grave ou comme ton chef le mode automatique prenait le pas sur la reflexion.
    J’aime la nuit à l’hopital, j’en avais déjà parlé ici http://perruchenautomne.eu/wordpress/?p=323 et parfois on est déçu la nuit à l’hopital http://perruchenautomne.eu/wordpress/?p=544
    Je retourne à ma ressoumission. La journée va être longue.

  2. Delicatysun Dit:

    Il est 06h45 et apres seulement 04h45 de sommeil, je plonge delicieusement dans les lignes de cet article.
    Quel style JADDO, quel talent pour nous faire rentrer dans ton univers, dans notre univers; dans ce monde qu’on connait tous de pres ou de loin mais que les patients ou leurs proces n’imaginent qu’a grand peine!
    Merci et bravo pour tous ces posts (meme si on aimerait en lire encore plus souvent)
    Longue vie a ta carriere en tant que medecin bien sur car tu as les merveilleuses qualites d’ecoute, empathie et humilite qui font de toi une bonne generaliste mais longue vie aussi a ta carriere de bloggeuse qui nous regale et nous donne tant de bouffees d’oxygene quand on se sent seul dans sa pratique et son mode de fonctionnement.
    Merci donc et bravo.

  3. lone sloan Dit:

    Et bien moi j’adore aussi le style, nourri au Desporges sans en être une copie.

  4. Leya Dit:

    Monsieur, pliez le bras droit svp. Le bras qui est en face de mon oeil droit, calé contre mon flanc droit et soutenu contre ma main droite. Oui. Votre bras gauche quoi. Merde.
    La prochaine fois je répondrais comme toi « ah la gauche, selon comment on est tourné… »

    Merci d’avoir sauvé mon lundi.
    Toujours un plaisir de te lire

  5. nasha Dit:

    Encore un article qui sonne juste, qui permet d’imaginer un peu ce que c’est, les nuits de garde. Te lire fait voyager, dans la tête et dans les sentiments !

    Je viens d’acheter ton livre, je l’ai dévoré, bien que connaissant une partie des textes, et je compte bien l’offrir à tout plein de monde, à commencer par mon médecin généraliste. :)

  6. carodilo Dit:

    Merci merci merci!Comme à ton habitude,tu arrives à nous faire vivre ton ressenti!pour ma part,après les nuits de garde aux urgences avec le téléphone qui m’a laissé en état de stress post traumatique quand j’entends la même sonnerie…encore 3ans après! Vive les nuits de garde en médecine générale!Maintenant c’est mon téléphone que je ne veux pas entendre sonner et cette angoisse qui ne me quitte pas pendant les 44h d’affilée…Même, si parfois, je ne vois que 15patients dans ce laps de temps, le fait de savoir qu’on peut être réveillé à tout moment, le sommeil est haché.Je me réveille toutes les 2h pour vérifier que je capte encore;que je n’ai pas loupé un appel;que j’ai bien fait le renvoi d’appel…Bref il faut une semaine pour m’en remettre! Encore merci et au plaisir de continuer à te lire!

  7. 10lunes Dit:

    Dormir en garde et dormir, non c’est pas du tout la même chose. Pour avoir passé la quasi moitié de mon temps de travail de nuit (quand j’étais encore une vraie sage-femme selon la définition convenue qui limite notre exercice aux seuls accouchements)… Je me souviens d’assoupissements agités, de réveils brusques et angoissés, de nuits très brèves habitées pourtant de très longs rêves et de la stridente sonnerie du bip qui perturbe ta nuit suivante, alors que pourtant tu es chez toi, dans ton lit, loin de l’hôpital et de ses urgences obstétricales…

  8. Yepok Dit:

    « Bref, cette nuit là, j’ai vu des cols de l’utérus. (…) Je fermais les yeux et je voyais des cols de l’utérus. Des sains, des malades, des saignants, des béants. »

    Coïncidence ? Synchronicité ? Maïa Mazaurette a publié hier (http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/dimanche-des-liens-et-des-visages-dans-des-gateaux-dans-du-plaisir-dans-la-rue/20935) un lien vers un site fascinant : http://www.beautifulcervix.com/cervix-photo-galleries/

    Bon, si demain on me parle encore de cols de l’utérus, je vais commencer à flipper. (Merci pour vos billets, glissé-je au passage.)

  9. Patachon Dit:

    Mes deux « meilleures » chambres de garde:
    Dans un hôpital de province il fallait traverser le service de soins palliatifs. La porte des chambres etait ouverte et je ne voyais que les pieds des patients qui dépassaient du lit … Les pieds changeaient souvent . La chambre de garde était aussi lugubre que le service que je traversais
    La deuxième était dans une aile d’un hôpital en cours de rénovation .. Du béton, des chambres vides, pas de chauffage, pas de lumieres,des bâches fermant les fenêtres, des échafaudages et au bout du couloir la chambre sans clef et le téléphone dans le couloir pour répondre au bip!

  10. Sido Dit:

    Je le savais, la nuit aux urgences, je préfère largement être infirmière ! Mais déteste avoir à appeler l’interne de garde tellement j’imagine l’horreur que cela doit être de se réveiller ainsi en sursaut ! De toutes façons, dans le service ou je bosse, il ne se couche plus…. Merci pour ce super texte !

  11. Soma Dit:

    Je dormais aussi habillée, mais sans mes chaussures :)

  12. Rikki Dit:

    J’adore vous lire, mais je ne suis pas médecin… juste une question (idiote) : ça veut dire quoi, « map » ?

  13. DocNaugrim Dit:

    Mouaah, le patient repassé en cas clinique et fait dans la tête en se recouchant, tellement vrai ! On l’a tous fait un jour.

    @Rikki :
    MAP = menace d’accouchement prématuré. Un truc pas sympa.

  14. Rikki Dit:

    Merci pour l’info !

    Effectivement, je sais que ce n’est pas sympa (j’ai accouché prématurément, une fois, il y a de ça bientôt 23 ans, j’en ai un souvenir ému).

  15. doume Dit:

    Super, je découvre ton blog et je ris !
    2 souvenirs perso :
    -quand on prenait les gardes d’externe à la mat ensemble dans la même chambre, mon (futur) mari et moi, et l’interne qui nous regardait de travers !
    -et en garde d’interne,, mon mari qui répond à un appel pour une douleur « faites-lui un Lasilix  » (c’est l’infirmière qui lui a raconté le lendemain, elle avait heureusement pris l’initiative de donner du paracétamol !)

  16. Caro Dit:

    Merci pour ce billet !
    Après 20 ans de pratique, je continue à passer certaines nuits agitées, où je pose des diagnostics, dicte des courriers, prépare des entretiens difficiles…Ainsi va la vie de médecin !!!

  17. armance Dit:

    Le manque de sommeil dans les hôpitaux… une torture!

  18. Boars Dit:

    Quelle mémoire dis donc !

  19. Heuté Dit:

    Pour ma part, je me souviens d’une nuit…
    Je m’apprêtais à me coucher, à une heure décente compte-tenu de la journée de travail qui m’attendait le lendemain.
    Et puis j’ai reçu un mail de ma sœur qui disait « Connais-tu ce blog ? ». Je suis allé voir, juste pour lire un article…

    La journée du lendemain a été dure !

    Tu devrais mettre un message sanitaire sur ton blog : « Lire Jaddo peut provoquer des phénomènes de dépendance et d’asthénie »

  20. Ln Dit:

    Je me rappellerai toujours de mon 1er stage d’externe en gynécologie. Des premières gardes, la nuit. Du cas clinique  » intéressant » de la nuit qu’on devait préparer pour le présenter le lendemain matin au staff devant la chef qui fait peur. Donc après ta nuit assez stressante où t’avais mal aspiré, mal tenu les écarteurs et mal éclairé,tu avais le droit à ta petite lapidation en public pour te montrer qu’en plus t’avais mal compris. C’était comme ça à la mat’, toutes les journées commençaient par le cassage de l’externe de garde. Je me souviens très bien de notre chambre, toute jaunie, avec un lit à ressort qui faisait beaucoup de bruit. Il y avait une table de nuit et dans le tiroir se trouvait « le carnet de l’externe ». En fait un jour un externe avait eu l’idée ( ou besoin) de noter ses mésaventures sur un carnet et l’avait laissé dans la chambre, l’externe d’après l’a trouvé et a noté à son tour et ainsi de suite. Petit à petit, garde après garde, notre journal intime s’est étoffé, il est devenue vraiment drôle. Il nous permettait de rire un peu, de voir qu’on était tous pareils. Il a tenu quelques années mais un jour un chef l’a découvert et l’a confisqué. Dommage.
    Merci Jaddo. Quand je te lis c’est toute ces années qui me reviennent. Continue d’écrire, tu le fais si bien.

  21. Chaudefour Dit:

    Elle est talentueuse
    Elle ecrit écrit divinement bien
    Merci pour. ..

  22. infinedom Dit:

    Enfin une vraie vie ! description réaliste et plein de mercis ♡ (y en a qui disent « merki » aussi) ;-)

  23. docplancher Dit:

    Et vlan , je vient de perdre 25 ans , je suis externe de garde , ma 1° garde de porte , comme on disait , donc aux urg.1° patient , un rugbyman qui s’est pris un coup , l’interne me dit : tu vas le suturer , ya juste 2 ou 3 points à faire.Là , déjà , j’ai plus un poil de sec: c’est ma 1° suture pour de vraie; un infirmière compatissante vient avec moi « je vais t’aider à t’habiller, m’aide effectivement à mettre blouse, masque et calot, me sort le matos et me dit: sa va aller .Le type souriant : allez toubib , vous me faites ça vite fait bien fait , je voudrais voir la fin du match de mes potes.Et je m’installe pour suturer sa paupière sup G, 1° suture , une paupière.Là tu te dis que tu vas lui crever l’oeil, que ta carrière est fini et….et puis les gestes sont venus tous seul-merci à mon chir formateur de stage de 3° année.Ouf , c’est fait , c’est beau , sa saigne plus .Un coup de pansement en bombe-on avait ça à l’époque , je sais pas si sa existe encore , le gars se regarde dans la glace et me dit : super , vous ètes un as et je répond: oui pas mal pour une première suture.La , je le voit tituber un peu et me répondre quoi!!vous n’avez jamais suturé?Et bien chapeau , me dit-il votre main n’a pas tremblé.Je me suis senti un pti peu fier-juste un peu, juste cette fois là

  24. sypp76 Dit:

    Grâce à Jaddo j’ai 30 ans de moins !! Notre CHU était explosé en 3 et à l’hôtel Dieu , on se baladait tte la nuit pour faire les ECG des entrées ( même pour les constipées ..des fois que les électrodes aient un pouvoir magique sur l’ampoule rectale ..) avec un marteau à réflexe à la main décaoutchouté des fois que le SDF bourré nous saute dessus ds la cour ( bien sur pas éclairée )
    La chambre de garde étant au dessus de la morgue ,on cauchemardait , zombies par ci clodos par là
    Et puis après , les premières gardes libérales ou l’on espère sauver les gens mais où on ne fait que rassurer ( ça peut attendre demain docteur pour aller chercher les médoc pasque la il fait nuit …Ben merci j’avais remarqué .. Tiens le boulanger est ds son fournil j’en profite pour ramener des croissants tout frais à la maison ..j’me serais pas levée pour rien ..
    Et puis si Jaddo voit des cols de l’utérus en rêve ,y’a un mari qui en avait marre de se faire ausculter ( ou palper l’abdomen , le foie la rate ….il a du pot il a pas eu de TR .. ) mais pourquoi c’est tjs pareil ? En dehors du repos post garde rien n’a changé ? C’est tjs l’externe qui prend car l’interne s’est fait chauffer par le chef qu’à pas voulu se lever mais qui aurait dû car il est qd même payé pour soigner ET enseigner son art …
    Et dire que mon fils passe l’ECN cette année …faut croire qu’on est maso ds la famille ! Non juste un peu passionnés ….

  25. azzulita Dit:

    Tes nuits de garde à l’hôpital me rappellent mes nuits de « garde » quand ma cadette est arrivée à la maison, 6 mois durant à se réveiller 4 ou 5 fois les bonnes nuits, toutes les demi heures les mauvaises et à lutter parfois pendant 2 heures pour rendormir le monstre.
    Cette sensation de grappiller des minutes de sommeil par ci par là et de risquer d’être réveillée tout le temps me rendait folle. Quand j’entendais ma fille commencer à gémir j’avais des poussées d’adrénaline dans mon sommeil… Comment peut-on faire ça à long terme ? Non les nuits de garde ça n’aurait pas été pour moi !

  26. EzIT Dit:

    Merci pour ces nuits. Souvenirs indélébiles.
    De mon temps!! il y avait le bip qui sonnait, et le tél qu’il fallait trouver pour répondre. Après l’avoir trouvé, encore fallait-il composer le bon numéro pour répondre. Le truc idéal la nuit pour les myopes. Le bip n’était qu’un bip, pas un tél. C’était donc pareil dans les couloirs. Courrir pour trouver un tél mural pour répondre au bip qui n’arrêtait pas de sonner.
    Bon, maintenant que je fais des gardes à la maison, avec mon tel-réveil-matin-agenda sur la table de nuit, il m’est déjà arrivé d’éteindre ce que j’imaginais être le réveil, de me retourner dans mon lit, de l’entendre sonner à nouveau, et de réaliser que ce n’était pas le réveil, mais bien un appel de garde. Drôles de nuits de nos vies;-)

  27. Pretty Dit:

    Etant encore un tout petit P1, je suis tombé sur ce blog en cherchant un peu de réconfort sur le net…

    Et tes articles sont tout simplement parfaits ! Ils confortent encore un peu plus mon envie d’exercer ce joli métier :)

    Je prend vraiment beaucoup de plaisir à lire tout ça, c’est très remotivant dans les périodes de moins bien, et pour cela mille merci !

  28. Cécile Dit:

    ah ces gardes… merci de me rappeler que ces souvenirs… sont des souvenirs! Pour moi, la privation de sommeil a toujours été une forme de torture reconnue par l’OMS !
    Vive la permanence de soins régulée par le 15 et jusqu’à minuit !

  29. gsam38 Dit:

    - ah des chambres de garde avec une douche…..un rêve, pour beaucoup elles étaient sans fenêtre sans lavabo et la lumière de chevet ne fonctionnant pas, tu cherche le bip en tâtonnant.

    Je me souviens de l’anecdote d’un collègue en réa: le telephone sonne il faut reintuber en urgence une patiente, il arrive torse nu mal reveillé, la reintube regle le respi, repare se coucher. le lendemain à la releve, Mme machin non rien a signaler….. l’infirmière:  » bah tu l’a quand même reintubé cette nuit ». Mon collègue passe la tête par la porte de la chambre et voit effectivement la patiente sous respi. Aucun souvenir de s’etre réveillé !!!!!

  30. ganesh46 Dit:

    Pour moi aussi les nuits de garde ont été un cauchemar pendant 23 ans…et pourtant je n’étais pas dans le corps médical mais dans la Marine, les transmissions opérationnelles…un sommeil jamais profond, la hantise du téléphone qui sonne, les sonneries d’alarmes qu’on croit entendre …les chambres de service dans un souterrain, dans un bureau, dans un central de transmissions….ça a été une libération d’arrêter et de dormir dans MON lit tous les soirs en sachant que si je dors mal la nuit suivante je pourrais récupérer!

  31. Sissou Dit:

    Ah! Le poste parfait, a deux jours de ma dernière garde de nuit d’interne aux urgences et de ma dernière garde d’interne tout court!
    Toujours aussi bon de te lire! Merci….

  32. doc b Dit:

    ça rappelle bien des souvenirs,de bonnes nuits de garde et de mauvaises!heureusement je ne faisait pas partie de celle qui avait les garde de « poisse ».En effet certains collectionnait les gardes pourries,surtout ne jamais echanger les gardes avec eux…cartésiens mais…installée en liberal toujours stressée par les astreintes,verifications multiples de la reception de mon telephone car c’est connu réseau pas terrible a la campagne et toujours cette sensation d’etre seule !

  33. Théobald Dit:

    Peu de choses semblent aussi bien se bonifier avec le temps que les vins et les nuits de garde.

  34. Doc4work Dit:

    … mais mon dieu qu’elle est belle !!! C’est le concert d’Indo qui me travaille …
    Merci JADDO pour ce post.

  35. Nelrk Dit:

    un diagnostique en dormant, ça c’est de l’efficacité !!

  36. Phil Dit:

    J’adore la référence à Kaamelott, merci d’être fan \o/

  37. Mapie Dit:

    Les gardes de réa ça ne serait pas la réa Calmette au CHR de Lille??? En tout cas ça me rappelle mes gardes…

  38. Mel Dit:

    « Dormir en garde et dormir, ce n’est pas du tout la même chose. »
    Alors là, je ne peux que confirmer.

    Bref, garde courage par ce beau boulot qui, n’empêche, à l’air de te passionner. ;)

  39. Depuis sa plus tendre enfance | Je dis, tu dis, il dit, nous disons... Dit:

    [...] des étudiants en médecine, Si vous aimez ce qui est écrit avec entrain et précision, allez chez jaddo. Et là, ce sera sur un écran [...]

  40. linda Dit:

    Les nuitées dans le silence poussif des cliniques ou des hôpitaux, c’est quelque chose. Le sentiment d’un autre ordre, que ceux de l’autre côté, qui sont dans leur lit, ne peuvent pas comprendre.

  41. ROLLIN_DELAY Dit:

    Ma première nuit de garde??
    Ouahh! Fantastique! Génial!!
    J’ai trouvé ça super exotique!!
    Tu te rends compte?!!
    Bosser pendant que tout le monde dort!
    J’ai même trouvé que l’air nocturne par la vitre ouverte de l’auto, il avait un parfum spécial… Sucré, enivrant, indéfinissable… Merveilleux, quoi!

    Et puis, deux mois plus tard, fini l’enthousiasme débridé des débuts.
    Fallait noter sur un papier le nom du client, le lieu-dit avec le maximum de précision pour pouvoir après batailler efficacement avec la carte d’état-major pour le localiser ce putain de bled du trou du cul du monde!…
    Avant l’angoisse de savoir si on pourrait se dépêtrer devant une parturiente de 750 ou 800 Kg, fort peu coopérative et pas du tout patiente (humour!) il y avait la hantise de se retrouvé paumé total à 2h du mat’ dans un chemin inconnu, bienheureux si en plus la sortie n’était pas pimentée par un p’tit verglas, ou du brouillard, voire 5cm de neige…
    Bon, maintenant, mon auto, elle connait tous les chemins et elle fait la route toute seule, ça fait un stress de moins à gérer…
    Mais « performer » une césarienne sur un bébé de 50 à parfois 80Kg, ça, j’ai de plus en plus de mal…
    Alors, la nuit, par 4° ou 2° ou -1° et même des fois, -12!!! Ca fait maintenant 35 ans que je le fais, et je peux vous dire que j’en ai vraiment ras le bol!
    Ca y est, j’ai tapé 60 balais depuis aout dernier, et la perspective de me coltiner encore une centaine de nuits de garde par an, ça me fait plus bander du tout!
    Alors, amis que je sens plutôt jeunes dans la tonalité des commentaires et le contenu des propos, pensez aux vieux croûtons dans mon genre à qui on vient d’annoncer que les droits à la retraite ne seront acquis que dans 6 ans et 2 mois, et réservez-leur un chouïa de compassion, s’il vous en reste après avoir beaucoup pleuré sur votre propre sort!!!
    Ahhh!
    Dormir….

  42. kvskvnv Dit:

    J’ai appris une chose en lisant ce billet (après avoir lu votre excellent livre) : Les internes (ça ne fait pas si longtemps non plus que je sais ce que c’est – il y a pourtant des médecins dans ma famille –, mon Petit Robert est de peu d’aide là-dessus) de garde aux urgences sont là sur leur temps de sommeil, à la différence des infirmières. Tout à l’heure à table, j’ai demandé à mes enfants et à leur mère s’ils le savaient. Il y en a deux qui m’ont répondu : « T’as jamais vu Urgences ? »
    Il m’est arrivé d’aller aux urgences : parce que la spécialiste (qui exerce en libéral dans l’hôpital) m’avait dit d’y aller si ça ne pouvait pas attendre quatre mois. Et j’y suis allé la nuit ; primo pensant éviter la cohue (c’était effectivement désert), et secundo parce qu’une raison d’y aller était que je ne supportais plus la lumière du jour. Tu crois qu’à l’accueil, la fille m’aurait dit : « Revenez plutôt demain si cela peut attendre quelques heures, je ne voudrais pas réveiller l’interne de garde » ? Elle a mieux aimé dire, et répéter : « Votre état psychologique m’inquiète. » Puisque la douleur c’était dans la tête, j’ai préféré laisser tomber. J’apprends aujourd’hui que j’ai au moins laissé dormir quelqu’un.
    Peut-être est-on censé avoir vu Urgences. En tout cas, elle m’a dit que Kafka elle ne connaissait pas ce gars-là.

    L’anecdote suivante ne vous apprendra sans doute rien : J’ai visité un patient dans un service d’oncologie, et quelque temps avant le décès, quelqu’un de la famille a demandé à un membre du personnel soignant pourquoi ils étaient tous aussi (je ne sais pas quel adjectif mélioratif a été employé). Et cette femme a répondu que c’était parce que tou(te)s étaient volontaires pour travailler dans ce service.

  43. toubib 38 Dit:

    Chere Confrere

    Je viens de finir votre livre, offert par ma fille pour mon anniversaire .Lors de sa parution j’ai gardé l’article dans la pochette des livres à acheter , des fois que je manquerai de livres à lire, alors que j’ai sur les rayons au moins 3 ans de lecture en retard soit 150 livres .
    Je l’ai lu trés vite, j’ai beaucoup rit et eut aussi la larme à l’oeil sans dout qu’en ce moment « je suis FATIGUE ».

    Dans votre livre, je me suis reconnu depuis l’externat , débuté en 1971 (1er numerus clausus) à mes remplacements en médecine minière (50 à 60 personnes par jour avec des visites parfois sous la neige ).

    Je suis médecin généraliste depuis 33 ans dans un petit village de l’Isère , je vais prendre ma retraite dans 4 ans . J’ai rencontré des malades formidables mais j’ai été pas mal cabossé par toutes leurs misères .

    Aussi, j’ai décidé d’offrir ce livre à mes 2 enfants pour qu’il comprennent ce qu’est le métier de leur père qui a été souvent absent et pas toujours disponible.

    Avec toutes mes amitiés

  44. mamandudocteur Dit:

    Bonjour Mademoiselle Médecin,

    Moi aussi je viens de finir votre livre, offert pour Noël par ma fille. Qui est en deuxième année d’externat. Elle vous aime, elle vous adore, vous pourriez bien être son modèle. En vous lisant, je vous aime aussi, et je suis fière de ma fille qui prend comme vous le chemin pas si simple des médecins-qui-n’acceptent-pas-n-importe-quoi.

    Et une petite anecdote, côté patient : Moi qui tousse comme une perdue depuis 3 jours (mais est-ce que ça vaut le coup d’aller chez le médecin, j’ai pas de fièvre après tout, est-ce que ça peut passer tout seul…) A midi vingt, ras-le-bol, j’appelle le cabinet (Ah, zut, midi vingt, ça va être fermé…) et j’entends :
    « Le cabinet est ouvert tous les jours de 8h00 à 12h30 et de 14h00 à 19h00, ne quittez pas, nous allons prendre votre appel »
    Ah, ouf, super! Et tout suite après, un autre répondeur :
    « le cabinet est fermé. En cas d’urgence, appeler etc… »
    Quoi? Ah bon? Pourquoi?

    Bonne continuation, mademoiselle, et merci pour ce que vous (f)êtes.

  45. Magalie Dit:

    Bonjour,
    Mon message n’est pas en lien avec ce post mais avec l’ensemble de votre blog que je lis avec énormément d’intérêt depuis plusieurs années. Je cherche à vous joindre car je souhaite entamer une reconversion dans le milieu de la médecine (Concours-Passerelle P2) et j’aurais aimé échanger avec vous sur ce sujet. Votre vision de ce métier m’a vraiment beaucoup marquée et est en partie responsable de ce désir de changement de voie. Pouvoir bénéficier de votre vision et peut-être de vos conseils m’apporterait énormément et je vous remercie par avance, sincèrement, de l’attention que vous pourrez porter à ce projet. J’espère que vous accepterez de me contacter.
    Cordialement,

  46. Claire Dit:

    Ha ! Oui ! (oui, j’aime répondre la dernière à un post qui

  47. Claire Dit:

    Erreur ! Pardon :-)
    J’aime répondre la dernière à un poste qui a déjà 3 mois…et qui me touche, comme tout le monde.
    Juste pour dire que j’ai jamais fait autant d’accouchements pathologiques (et virtuels !) que durant mes gardes de nuit en mater.
    Sortir de la chambre de garde affolée en disant : « Elle est où la dame ? » alors qu’il n’y a pas eu d’entrée depuis 3 heures. Même pas celle qui a rompu et qui contracte dans mes rêves…
    Bref, vive ton blog.

  48. cycy Dit:

    la dernière anecdote est flippante j’espère que ça ne m’arrivera pas :)

    moi je me suis déjà réveillée, rhabillée et était voir les infirmières à 4h du mat en leur demandant où était le patient et elles qui me regardent avec de gros yeux en me disant qu’elles ne m’avaient pas appeler…j’ai jamais su si c’était une blague ou si j’avais rêvé !

  49. drachard Dit:

    bonjour, je suis ide, et je lis ton livre en ce moment. C’est tellement vrai ce que tu ecris. Merci d’avoir une pensée pour notre travail.

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