Réalisant l’écrasante vacuité de construire des châteaux pour avoir des bonus pour construire un restaurant pour débloquer des niveaux pour construire une maison pour gagner de quoi élever des dragons pour faciliter la progression dans un Candy-Crush-like histoire de patienter entre deux régénérations de vie dans Candy Crush, je me suis dit que j’allais essayer de faire quelque chose d’un peu productif.
Comme vous raconter mon premier stage d’externe.
Plus précisément, le début et la fin de mon premier stage d’externe.
C’est-à-dire un peu moins le début et un peu moins la fin de mon premier stage d’externe que , où j’ai vraiment raconté le tout début et la toute fin de mon premier stage d’externe. (Prenez le temps de lire, pardon, mais c’est important pour la suite.)

Service des urgences, donc.
Ça doit être ma quatrième ou cinquième garde dans le service, c’est-à-dire la quatrième ou cinquième garde de ma vie. On est entre chien et loup, mais plutôt côté très très loup. C’était surtout histoire d’utiliser « entre chien et loup » parce que c’est joli.
Je suis en train de remonter le couloir des urgences, probablement pour aller sauver une vie, et je croise je ne sais plus qui. Un chef, ou un interne, ou peut-être un infirmier. En tout cas un supérieur hiérarchique. (Quand tu es à la cinquième garde de ta vie, qui que tu croises EST un supérieur hiérarchique.) Qui m’alpague.

- Hey ! Tu sais t’habiller ? demande-t-il/elle supérieurement.
- Heu… Oui ? (Le point d’interrogation figure la timidité du oui.)

(« S’habiller », dans la bouche d’un supérieur hiérarchique à l’hôpital, c’est pas « enfiler vaguement un pantalon et un t-shirt le matin ». Ça, ils savent a priori que je sais faire, et je ne saurais pas que ça changerait encore pas grand-chose. « S’habiller », c’est « s’habiller en tenue stérile pour aller aider un chirurgien à chirurgier, en tenant des écarteurs ou une jambe ou les deux. »
C’est-à-dire se laver les mains dans le respect des règles de l’art et du temps imparti (dix minutes au moins), mettre une casaque stérile sans rien toucher avec ses mains sauf l’intérieur du champ stérile qui contient la casaque stérile puis l’intérieur de la casaque stérile elle-même, tournicoter sur soi-même pour fermer la casaque stérile, mettre des gants stériles sans rien toucher d’autre que l’intérieur des gants stériles et enfin ne jamais se gratter le nez. Ce qui a l’air idiot comme ça, mais qui se révèle à peu près aussi compliqué à faire que la phrase pour l’expliquer est longue et pénible à lire. C’est un des trucs qu’on apprend en premier quand on fait un stage de chirurgie, et qui nous est généralement expliqué par une infirmière de bloc de mauvaise humeur.
C’est une bête histoire de + et de – (le non stérile touche le non stérile, le stérile touche le stérile), mais ça devient assez systématiquement la toute première raison d’angoisse et de sueurs froides des médecins en devenir. Faire une faute d’asepsie, c’est la honte. Ça vous marque au fer rouge pour les siècles des siècles, alors que vous savez pertinemment que vous en ferez une tôt ou tard. Tout le monde en fait une tôt ou tard (ou tôt et tard au demeurant.))

Moi, il se trouve que coup de bol, je SAIS.
Parce que j’ai eu un stage de post-P1 en orthopédie tout à fait génial que je vous raconterai à l’occasion.
Je sais même faire des nœuds de chirurgien avec les fermetures de mes sacs-poubelles, c’est dire si j’ai de l’avance sur le cursus.

Bref, je sais m’habiller.

- Très bien ! me supérieure-t-on, le chef a besoin de toi pour une appendicectomie. Le bloc, c’est au fond du couloir après la salle de plâtres à gauche, ensuite droite droite, vers la radio mais gauche avant et tout droit.

Ok.
Ok ok ok, le chef a besoin de moi pour une appendicectomie. Très bien très bien. Je vais assurer. Ça me connaît, les appendicites. Je suis la reine de l’appendicite, tout va se passer comme sur des roulettes. J’en ai diagnostiqué une le mois dernier, c’est dire si moi et l’appendicite are interfacing.
Je vais au bloc, et je n’ai pas le souvenir de m’être perdue, ce qui prouve probablement que la mémoire est une chose faillible.

Quand j’arrive, le chef, un grand costaud géant avec une énorme barbe rousse (on sait qu’elle est énorme quand elle dépasse du masque) est déjà en train de se laver les mains.
Je demande en bafouillant à peine si c’est bien ici qu’on a besoin de moi pour une appendicite, je dis bonsoir monsieur, et je commence à me laver les mains en priant tous les dieux que je connais (autant dire pas lourd) pour que le chef ne s’attarde pas trop sur la bave orangée dégoulinante qui me sert de vaporeuse mousse dorée.

- T’as déjà fait une appendicite ? qu’il me demande en vaporeusant à qui mieux mieux.
- Heu, non. (réponds-je)
- Bon, tu vas voir, c’est pas compliqué, je vais te laisser faire. C’est vraiment tout simple. Tu commences par faire une incision sur la ligne de mac burney, de deux centimètres environ…

Là, assez bizarrement avec le recul, je n’ai pas paniqué.
Enfin, c’est-à-dire que j’ai paniqué normalement. J’ai paniqué comme avant de me laver les mains ou de faire un plâtre ou de rentrer dans la chambre d’un patient.
Le mec avait une voix tellement posée, il avait dit avec tellement de certitude inébranlable que c’était pas compliqué et que je pouvais le faire que je me suis dit un mélange de « Oh sainte marie mère de dieu », de « Oh, bon, ok, je vais faire une appendicectomie », et de « Je crois voir un peu de mousse vers mon auriculaire droit, hourra ! ».
C’est-à-dire que dans un monde où mettre des gants stériles est une épreuve initiatique redoutable, on finit par ne plus saisir vraiment les nuances.

Les mots me parvenaient d’à moitié loin (blabla péritoine, blabla fascia, blabla dans le sens des fibres) quand un grand type maigre est rentré dans la pièce.
- Pardon, il a dit, je viens pour l’appendicite, je suis en retard mais j’ai été retenu par une urgence.

Le grand costaud roux a tourné lentement sa tête majestueuse vers l’intrus, puis a dit : « Mais, vous êtes qui ? »
« Bin je suis l’interne », a dit l’interne.
Le chef a dit : « L’interne ?? »
Ma tête a dit : « Aaaaaaaaaah ! »

Le chef s’est tourné vers moi. Il a dit : « Mais alors VOUS, vous êtes qui ? »
Ma tête a dit un mélange de « Mais voilààààààààà ! », de « Merci jésus oh merci merci mon dieu » et de (très très lointainement, à peine audiblement) « Oh, zut ».
Ma bouche a dit « Bin, heu, l’externe… »

Le chef a mugi : « L’EXTERNE ??! »
Ma tête a dit : « C’en est fini de moi, tant pis, je ferai dresseuse d’ours finalement, c’est bien aussi dresseuse d’ours. »
Ma bouche a dit « Heu, oui. »

Et puis contre toute attente, il s’est mis à rire tonitrualement. D’un rire de gorge intarissable parfaitement assorti à son énorme barbe rousse.
Il a dit que j’étais géniale, qu’il avait jamais vu ça, une externe prête à faire une appendicectomie sans broncher, que j’avais un sacré cran et que c’était génial.

Je n’ai strictement aucun souvenir de l’intervention ou de quoi que ce soit qui ait pu suivre après.

Je recroisé Barberousse fugacement quelques fois.
Il n’a jamais été mon chef, mais on a partagé quelques fois les mêmes gardes. De loin. Jamais un patient en commun. Je n’ai jamais su son nom, par exemple.

Et puis mon stage s’est passé.
Plutôt bien.
J’étais appliquée (un peu besogneuse), impliquée (un peu hystérique), présente (un peu pot de colle), mais en restant discrète (un peu morte de trouille).
J’ai adoré ce stage, et je n’en ai pas perdu une miette.

Sont arrivés le dernier jour (ou l’avant dernier, ou tout comme), l’évaluation, la note et les adieux.
J’ai récupéré mon dossier un peu tremblante, pour découvrir que j’avais eu une note moyenne, pas vraiment médiocre mais vraiment pas bonne. Une note entre chien et loup.
J’ai été un peu déçue quand même d’avoir strictement la même que collègue-qui-arrivait-toujours-en-retard-et-disparaissait-toujours-une-heure-plus-tôt et que pétasse-qui-avait-annulé-six-gardes-à-la-dernière-minute-pour-des-prétextes-fallacieux.

Et puis j’ai recroisé Barberousse cette matinée-là.
Il m’a demandé : « Au fait, c’est quoi ton nom ? »
- Jaddo Jaddo, j’ai dit.
- Jaddo ?! Mais c’est moi qui ai fait ton évaluation ! Zut, si j’avais su que c’était toi, je t’aurais mis une meilleure note.

Donc, j’avais eu une note injuste par un type qui n’avait strictement aucune idée de qui j’étais, et qui m’aurait notée plus justement mais pour une raison encore plus injuste s’il l’avait su.
C’est une chance que personne, nulle part, n’en ai jamais eu quoi que ce soit à branler des notes des externes à l’hôpital.

 

 

Et puis, pour être tout à fait honnête, le Barberousse d’ici et le grand black de là-bas, en vrai c’est la même personne. (Imaginez-le maintenant comme bon vous semble.)
C’était aussi pour lui dire : « Hey, j’ai arrêté de fumer. »

43 Réponses à “Comme à la télé (oui, encore).”

  1. ALiCe__M Dit:

    J’adore votre façon de raconter : tout est clair, un vrai film, dans les moindres détails(la barbe qui dépasse du masque !!). Merci.

  2. armance Dit:

    Ha Ha, les noeuds du chirurgien! Après des années d’aide-opératoire, j’y pense aussi chaque fois que je ferme un sac-poubelle!

  3. valpeline Dit:

    Tellement fan…un bon vieux post de Jaddo, ca fait tellement de bien qu’on en oublierait presque la fin de l’été, la fin des vacances et la fin de Denisot au GJ. Tellement vrai, tellement frais, tout externe se revoit a coup sûr tremblant devant les grands pontes, espérant l’air de rien creuser son trou de souris…Un grand merci!

  4. Hodrey Dit:

    Merci !
    Oui j’apprécie vraiment beaucoup ton écriture et le coup de génie qui laisse libre cours à notre imagination entre barberousse et le grand black à la fin : EX-CE-LLENT.
    Et je me vois dans les couloirs, en train d’opérer, de me laver les mains toussa toussa tu m’extirpes de mon métier d’infirmière et je visualise l’hôpital (que je connais pourtant très bien) autrement… Donc encore une fois : merci !

  5. Hé l'Externe ! Dit:

    C’est exactement ça ! La réalité vraie, les joies et les peurs de l’externat ! ça fait du bien de prendre de recul sur ce que l’on vit en tant qu’externe et d’en rire un peu, de voir que c’est pas si grave que ça, qu’on partage tous la même angoisse de bien faire devant « les grands » ! Merci Jaddo !

  6. Alexlok Dit:

    Maintenant j’imagine un grand black avec une grande barbe rousse. Eh ben bravo !

  7. Elsa Dit:

    Oh putain, un grand black ROUX !!!!

  8. Moira La Radasse Dit:

    « Je recroisé Barberousse fugacement quelques fois. »

    Ce doit être l’émotion, on pardonnera. Toujours aussi drôle et intéressant à lire !

  9. Niluje Dit:

    Ah les notes d’externe ! La première fois t’es hyper consciencieux et tu t’investit en stage pour avoir la meilleure note possible et t’as les boules parce qu’elle est moyenne, puis t’avance dans ton externat et tu comprend une vérité: que tu sois bon, sérieux, assidu, rigoureux, tout le monde s’en tape. C’est entre toi et ta conscience d’étudiant que ça se passe. Moi mes meilleurs notes de stage je les ai eu quand le chef m’avait remarqué grâce à une blague qu’il l’avait fait marrer, et l’autre quand un chef a décidé de mettre une bonne note à tout le monde. C’est triste mais en stage on nous demande seulement d’être présent.

  10. Xavier Loncle Dit:

    Quel talent!
    Vieux chirurgien installé depuis des lustres, je revis comme si c’était hier mes 1ères gardes à Longjumeau et c’est rassurant!
    Tant d’acuité dans la perception des choses et tant d’humour donc d’intelligence = beaucoup d’écoute et de compassion à venir = une super future confrère!
    Je répète…ouf !

  11. zecool Dit:

    Merci infiniment pour ta réjouissante définition de l’(in)justice des hommes qui conclue ce billet;
    ça va bien mieux après avoir lu 2 bribes du passé de Jaddo !

  12. Soil Dit:

    Les évaluations de stage resteront toujours le point le plus « WTF?? » de l’externat, pour moi. La première fois, tu pleures. La seconde, tu comprends que c’est à l’opposé de l’objectivité, et fait par des HU qui ne t’ont croisé que quelques heures en tout. Et tu souris en te faisant dégommer.
    Cela dit, bravo pour le coup de l’appendicectomie (je me serais enfuie en courant, moi.), et merci pour le billet ^^

  13. Maubouss Dit:

    Je me repete surement j’ai du etre externe à peu près quand tu es née, ben le mental de l’externe n’a pas changé.
    Bises
    Maubouss’

  14. maduixa Dit:

    Chapeau bas d’abord, moi j’aurais paniqué pur et dur !! Enfin c’est vrai que face à l’irréalité de la chose, on peut être bouche bée et ne rien dire…
    Pour les notes d’externat, les seules fois où j’ai remarqué qu’il y en avait (oui j’ai mis bien longtemps), elles m’ont semblées assez juste : j’étais moyenne, j’avais des notes moyennes. Je ne me suis jamais investie à fond, je sentais que je servais à rien, ça ne servait donc à rien de se défoncer. Tout comme à mon stage ambulatoire niveau 1 d’internat où mes maîtres de stage ne m’ont fait prendre que des tensions. J’avoue que je ne me suis pas forcées à venir avec mes nausées de début de grossesse, j’ai accepté les arrêts de travail qu’on me proposait, alors qu’au stage suivant, avec des contractions, je les gérais, mes urgences pédiatriques, avant qu’on ne m’oblige à m’arrêter…
    Deux anecdotes de notes, mais côté internat :
    - J’ai eu un problème avec un chef, harcèlement moral, après une altercation avec une infirmière une seule fois, qui s’est par ailleurs très bien terminée, avec mes plates excuses et l’acceptation des infirmières au grand complet qui ont aussi bien témoigné par la suite que tout allait bien, il a décidé que j’étais une chieuse (en soit, c’est un trait de caractère), qui se croyait au-dessus de tout et méprisait les infirmières (ça c’est un accusation plus grave que je nie en bloc, j’ai toujours admiré les infirmières et ce sont elles qui m’apprennent le plus lors de mes stages). Bref, il a menacé de me renvoyer, m’a condamné au travail de secrétaire et a été jusqu’à refuser que j’approche les patientes après un malentendu qu’il a décidé en ma défaveur (il s’avère que je n’étais même pas dans l’étage quand le problème s’est posé, mais la patiente avait dit que c’était une brune… et je suis brune, tout le monde sait que c’est un trait physique très rare dans un hôpital). C’était un homme connu pour avoir ses têtes de turc, et une fois décidées, il en avait fait démissionné plusieurs par harcèlement moral. Je n’ai tenu que parce que je savais que je n’en n’avais que pour un semestre et que mon DMG me soutenait. Bref, tout ça pour dire que comme c’était lui qui notait, je m’attendais à du minable, j’ai eu « bien » sur tous les critères. Des croix à cocher. Je crois que j’aurais vraiment préféré une note minable !
    - Mon tout premier stage d’internat, il s’était très bien passé. Mais j’avais oublié de renvoyer ma fiche avec mes notes. Et je l’ai perdu. Trois semestres plus tard, j’ai un coup de fil de l’administration, disant qu’il leur faut absolument ce papier. Je revois le chef de service, qui heureusement se souvenait de moi, et il m’a dit : « écoute, je te le signe, tu vas chez les infirmières te le faire tamponner, moi j’ai pas le tampon. Pour les notes, je te fais confiance, tu remplis, ok ? » C’est dire si on s’en tape, des notes ! ;)

  15. agent-D Dit:

    quand c’est comme ça, c’est forcément karma !

  16. CChristine Dit:

    J’ai cliqué sur le favori « jaddo » sans trop y croire… et bien c’est jour de chance ! merci beaucoup de ce post de fin d’été. J’en découvre toujours un peu plus sur la réalité hospitalière et ce avec toujours une pointe d’humour.

    À bientôt pour un nouveau post de rentrée ?!!

  17. murmure Dit:

    Tiens, il m’est arrivé quelque chose de presque semblable.
    Lors de mon 2° stage d’externe, le chirurgien m’a aussi demandé si je savais faire des appendicites et des hernies inguinales. Non donc évidemment.
    « A la fin du stage, tu sauras faire l’un ou l’autre, voire même les 2″ qu’il m’a dit.
    Et il avait raison!

    (mais ce n’était pas en Europe…°

  18. Pascaline Dit:

    Je n’ai comme connaissance médicale que mes séjours à l’hôpital (en fait, MON séjour, une seule fois en 36 ans pour accoucher par césarienne) et toutes les séries dont nous abreuve la télé depuis 10 ans (Urgences, Grey’s Anatomy, et une dernière dont je me souviens déjà plus du nom) mais je dois dire que moi non plus j’en ai pas perdu une miette de ce récit. Passionnant, et oui Barberousse a raison, vous avez carrément du cran !
    Bonne journée !

  19. Lisou Dit:

    Que c’est bon de te retrouver, Jaddo !

  20. sebdoc Dit:

    encore !! … mais encore, quoi !!

  21. cloc Dit:

    quel plaisir de te relire! Et j’aime le mélange grand black/barberousse :)

  22. rifa Dit:

    Pareil au même dans le début des années 80 ! Moi, j’avais eu un chir qui , voyant mes tout débuts et mes 150 cm avait demandé un escabot…et puis m’avait dit » tu poses tes mains là sur le champ opératoire( bleu, je me rappelle), tu t’imagines dans un magasin de porcelaine où tout est fragile…et tu bouges quand je te le demande  » Eh oui je faisais mes études à Limoges , capitale de la porcelaine.
    Vive le retour de Jaddo et son écriture géniale de style et d’humour. MERCI

  23. bradykinine Dit:

    En voyant une notification sur mon flux RSS je n’y croyais pas, mais si. Merci merci merci.

  24. Schmidt Dit:

    d’accord avec sebdoc : encore mais encore quoi !!!

  25. padregaia Dit:

    ces histoires de plus et de moins ça me rappelle de grands moment:)

  26. Herve Zarka Dit:

    J’adore le style de votre écriture. C’était un réel plaisir de te lire. Hâte de te relire ;)

    PS:Article à partager

  27. Frédéric Dit:

    Excellent post :)
    Maintenant, essaie un peu de résoudre le cas de cette patiente:

    http://doctissimomatuer.tumblr.com/post/8772766687/infinite-loop-merci-amelie

    XD

  28. Viollette Dit:

    Bien contente de vous retrouver en ligne ! Votre histoire d’aseptie m’a rappelé ce que me racontait ma soeur, infirmière en formation, qui se casse la tête avec ses histoires de pince sale et de pince propre pour faire un pansement, qui ne se trompe pas mais qui galère bien, et là le chirurgien débarque pour vérifier si la plaie est bien nettoyée, prend d’autorité une pince sans rien demander et la plonge dans la plaie. C’était la pince propre…

  29. Viollette Dit:

    Ah et puis, félicitation pour votre arrêt de tabac ! Moi aussi il y a plein de gens dont je dirais « il/elle n’a qu’un seul défaut : le tabac », et pourtant je me doute que c’est hyper dur d’arrêter, alors vraiment ça me fait plaisir pour vous.

  30. Lumina Dit:

    Oh purée…
    Incroyable de pas avoir paniqué!!!
    Qu’est-ce que j’aurais fait à la place…
    Belle histoire, qui me donne vraiment envie de devenir médecin! :)

  31. TroncheDeSnake Dit:

    Bonjour!

    Je découvre ton blog grâce à l’excellent cuk.ch. En ben même si je ne suis ni toubib, ni interne, ni externe, ni terne, ni infirmier, ni infirme, ni rien de tout ce qui pourrait expliquer que j’ai un blog de toubib dans mes flux RSS, j’ai.

    Et en attendant un nouveau billet, j’irai fouiner dans les anciens.

    Bravo!

  32. Stéphany Dit:

    Merci les lecteurs RSS, quel grand plaisir de retrouver ce style à la fois drôle, touchant, et poignant.

    J’aurai bien voulu voir ce grand black roux.

  33. cardiologue de brousse Dit:

    merci d’être revenue !
    Ha, les noeuds des sacs poubelles ….
    on est bien tous les mêmes, 10 ans de médecine pour arriver à fermer sa poubelle d’une seule main, on aura pas tout perdu !

  34. docteurneurone Dit:

    Hihi… Orthopédie premier stage pour moi aussi, gardes pourries à tenir des jambes ou à suer sous le gilet en plomb pour les Pouteaux-Colles. mais j’avais eu seulement 10 (la plus mauvaise note) car je n’avais pas pu décrire les signes cliniques et le ttt de la luxation externe de la rotule à l’examen,ça m’avait énervée.

  35. Robin Dit:

    Dr Jaddo, bonjour

    Y a-t-il moyen d’être abonné à votre blog? Je veux dire : de recevoir par courriel un avertissement chaque fois que vous publiez un nouveau papier bon pour notre plaisir, notre humeur ou notre réflexion?

    Merci

  36. Sido Dit:

    Qu’elle plaisir de vous lire et de rire de bon cœur avant d’aller bosser…aux urgences.
    « J’étais appliquée (un peu besogneuse), impliquée (un peu hystérique), présente (un peu pot de colle), mais en restant discrète (un peu morte de trouille). » Excellent!!!
    Sinon, pour info, dans certains pays d’Afrique, les hommes se teignent la barbe en roux pour marquer ainsi leur…. virilité!

  37. sparave Dit:

    7 mois entre 2 posts…. nan mais allo quoi!!!!!!

  38. Dr1m50-40kgstoutemouillée Dit:

    AAaaaaaahhhhhh, un post de Jaddo, enfin!!!!! Toujours autant de plaisir à te lire, toujours autant de (bons – ça doit être mon côté masochiste-) souvenirs qui remontent à la surface (bon, le cran en moins, j’avoue…). Je suis bien d’accord avec Ginette, même si on était un tout petit externe de rien du tout, invisible, dédaigné.. ça le faisait quand même toutes ces « aventures »!

  39. mamadoc Dit:

    tres bon! 1er stage d’externe en ortho,1ere garde, appellee au bloc pour tenir une jambe ou un bras…, j’etais tellement stressee que je suis rentree dans le vestiaire des hommes ( ne sachant pas qu’il y avait deux vestiaires), mise en pyjama sous le regard goguenard du CCA qui s’est bien garde de me dire que je m’etais trompee! J’en ai ete quitte pour des vannes les 3 mois suivants! Sinon plutot de tres bons souvenirs de l’externat, je trouvais ca tellement exaltant de partir tous les matins pour l’hopital!

  40. LBV Dit:

    Toujours aussi bonne plume chère Jaddo! je me suis bien poilée. Et la chute est un summum! Dans notre FAc les responsables de la péda de la fac nous ont dit qu’il fallait une note pour le stage d’externat « sinon on sait pas s’ils sont validés et tout « .Alors nous on a dit qu’en fait on faisait des évaluation formatives sur les objectifs du stage et qu’on avait le moyen de donner une appréciation assez détaillée mais pas de note sur 20 et qu’en plus les notes c’était un peu primaire comme système. Bref on a joué au pédagogue éclairé. BEn oui mais non il FAUT une note sur 20 dans les cases sinon on sait pas s’il est validé… Alors du coup on a décidé qu’ils avaient tous 15 à partir du moment qu’ils étaient validés c’est à dire quasi toujours. Cette note n’a aucun sens et on n’en parle même pas à nos externes. En revanche on fait 2 ou3 réunions au cours du stage avec lui ou elle et le trinôme de MSU(maitre de stage) pour voir si ça avance comme prévu, quelles sont ses attentes et les nôtres et à la fin on rempli la grille avec lui ou elle. Je me dis que quand même il ou elle aura un peu plus de rétroaction comme ça …

  41. Maaskin Dit:

    Héhé, ça me fait penser à mes stages en ortho. Où on m’avait appris à m’habiller (alors que je ferai jamais ça de ma carrière – quoique, parait-il qu’en cas de catastrophe/urgence/findumonde/invasiondezombies, les kinés sont parmi les premiers à être affectés au bloc…)
    .. où on m’avait appris à m’habiller donc, stérile, parce que « on sait jamais si on a besoin de mains ».

    …WHAT ? (mais je suis juste là pour regarder et me prendre du sang sur la figure moi)

  42. doume Dit:

    J’adore !!!
    A cause d’une grève des internes, moi externe je me suis retrouvée à faire l’aide op d’un professeur d’ORL pour une intervention dans l’oreille. Au temps de microchirurgie, quand je lui ai tendu une grosse paire de ciseaux, il a été tellement stupéfait que je ne me suis même pas faite eng…

  43. Théobald Dit:

    J’aime beaucoup l’idée des bloubi-boulgas spatiotemporels. Semblerait que quoiqu’en pensent les heures et les moments, toute présence soit une vérité.

    Et si l’univers était un labo de photographie, avec la vie pour bain de révélateur ?

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